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Quels sont les avantages et limites d’une EURL ? Pour quelles raisons choisir ce statut et comment créer sa société ? Autant de questions dont nous vous dévoilons les réponses.
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Par Agence de presse APEI Publié le 21 avr. 2026 à 18h07
L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) est la forme unipersonnelle de la SARL, conçue pour celui ou celle qui souhaite exercer seul.e, tout en limitant sa responsabilité au montant de ses apports. Elle est ouverte à la majorité des activités (commerciales, artisanales, libérales), à l’exception de certaines professions réglementées. Sa flexibilité fiscale, son accessibilité et son évolutivité font de l’EURL l’un des statuts les plus choisis pour se lancer sans associés.
De la rédaction des statuts à l’obtention du Kbis, voici ce qu’il faut anticiper avant de se lancer.
Pourquoi créer une EURL en 2026 ?
Il existe 4 raisons qui poussent les entrepreneurs désirant exercer seuls à la création d’une EURL :
- La protection du patrimoine personnel : la responsabilité de l’associé unique est limitée au montant de ses apports. Les biens personnels du dirigeant sont protégés en cas de difficultés financières.
- La flexibilité fiscale : l’EURL est soumise à l’IR (impôt sur le revenu) par défaut, avec option possible pour l’IS (impôt sur les sociétés), à tout moment.
- L’évolutivité : si un associé rejoint la structure, l’EURL se transforme en SARL, sans dissolution ni création d’une nouvelle société.
- L’accessibilité : aucun capital minimum imposé, des formalités 100 % dématérialisées et des frais administratifs obligatoires limités à environ 200 €.
Comment créer une EURL en 2026 ? Les 5 étapes obligatoires
1. Rédiger les statuts
Les statuts sont le document fondateur de l’EURL. Ils définissent les règles de fonctionnement de la société et doivent obligatoirement mentionner : la dénomination sociale, l’objet social, l’adresse du siège, le montant du capital social, la durée de la société (maximum 99 ans), les modalités de gérance.
La rédaction peut être réalisée par l’associé unique lui-même à partir d’un modèle, ou confiée à un professionnel (avocat, expert-comptable ou plateforme juridique en ligne). La seconde option est préférable pour sécuriser les clauses et éviter des erreurs qui pourraient nécessiter une modification des statuts par la suite.
2. Déposer le capital social
L’EURL n’impose pas de capital minimum : 1 € suffit légalement. En pratique, un capital en rapport avec les besoins réels de l’activité renforce la crédibilité de la société auprès des partenaires financiers. Les apports en numéraire doivent être déposés sur un compte bancaire ouvert au nom de la société en formation.
3. Publier une annonce légale
La publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales (JAL) habilité dans le département du siège social est une formalité obligatoire.
4. Constituer et déposer le dossier d’immatriculation
Depuis janvier 2023, toutes les formalités d’immatriculation transitent par le Guichet unique des formalités des entreprises, accessible sur le site de l’Inpi. Le dossier comprend notamment : les statuts signés, l’attestation de dépôt de capital, l’attestation de parution de l’annonce légale, une pièce d’identité du gérant et une déclaration de non-condamnation.
5. Recevoir le Kbis
Une fois le dossier validé par le greffe, l’EURL reçoit son extrait Kbis, son numéro Siren et son code APE. C’est à partir de cette date que la société acquiert une existence légale et peut commencer à exercer son activité.
Le régime fiscal et social à anticiper avant la création
Par défaut, l’EURL est soumise à l’impôt sur le revenu (IR), ce qui permet d’imputer les déficits éventuels de début d’activité sur le revenu global de l’associé. L’option pour l’impôt sur les sociétés (IS) est cependant possible et souvent avantageuse dès que la société dégage des bénéfices réguliers, notamment pour piloter la rémunération du gérant.
Sur le plan social, le gérant associé unique d’une EURL relève automatiquement du régime des travailleurs non-salariés (TNS), affilié à la Sécurité sociale des indépendants. Ses cotisations sociales représentent environ 40 à 45 % de sa rémunération nette, contre 75 à 80 % pour un président de SASU assimilé-salarié. Le TNS offre des cotisations moins élevées mais une protection sociale moins étendue qu’en SASU.
Quel budget prévoir pour créer une EURL en 2026 ?
Les frais administratifs incompressibles s’élèvent à environ 200 €, ainsi répartis :
- annonce légale (124 à 148 € selon le département),
- immatriculation au greffe (33,83 €) et déclaration des bénéficiaires effectifs (19,33 €).
Ce montant n’inclut pas le capital social ni les éventuels frais d’accompagnement.
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