Victor Wembanyama, 22 ans, et Léon Marchand, 24 ans, sur la liste des VVIP. Mais Paul Seixas absent. Le cycliste lyonnais, 19 ans et 9 mois, n’était pas au premier rang de la Fashion Week, la semaine passée, à Paris. Encore un peu jeune pour assister au défilé Louis Vuitton. Affairé aux derniers préparatifs du Tour de France, qu’il va disputer pour la première fois cet été, au départ de Barcelone samedi, et qui, s’il le gagne un jour, le rattachera définitivement à cette minuscule élite. Entre ces super-athlètes, auxquels on peut adjoindre le pongiste Alexis Lebrun, 22 ans, deux points communs: ils sont nés au début des années 2000 et pulvérisent un plafond de verre dans la chronique souvent malchanceuse du sport français. Mais pourquoi percent-ils tous en même temps?
La précédente «génération dorée» était celle du «baby-boom», qui a vu le jour après la Seconde Guerre mondiale. Michel Platini, Yannick Noah, Alain Prost… La vague Seixas, elle, correspondrait à une «génération optimiste», selon l’historien du sport Paul Dietschy. «Je ne sais pas s’ils ont grandi dans des familles optimistes, mais, quand ils sont nés, l’époque était à faire des enfants, à une reprise de l’économie, à la découverte du téléphone portable… Paul Seixas naît en 2006, à la fin de cette hausse de la natalité, mais il appartient à cette génération optimiste, y compris dans le domaine sportif.»


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