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Sport 31/05/2026 07:32 Actualisé le 31/05/2026 07:38
Tombeurs du tenant du titre NBA, l’Oklahoma City Thunder, dans sa salle, les Texans ont composté leur billet pour la finale. Ils y affronteront les Knicks de New York.
En 1999, c’est face aux New York Knicks que les San Antonio Spurs ont remporté leur tout premier titre NBA. Plus d’un quart de siècle plus tard, la même affiche pourrait bien voir Victor Wembanyama et sa troupe de jeunes loups soulever à leur tour le trophée.
Car dans la nuit de ce samedi 30 au dimanche 31 mai, les Spurs et leur géant français sont venus à bout du Thunder d’Oklahoma City en finale de conférence (soit les demi-finales NBA). Parce que « Wemby » ne fait rien comme les autres, il s’est permis d’éliminer le champion en titre, qui plus est dans sa propre salle, et dans un match 7 décisif. Excusez du peu.
Dès sa toute première participation aux playoffs NBA, Victor Wembanyma guide ainsi ses jeunes coéquipiers (les Spurs ont aligné le cinq de départ le plus jeune de l’histoire des playoffs durant la série) jusqu’en finale. Un accomplissement dont le Français a immédiatement saisi l’ampleur, laissant les larmes couler au coup de sifflet final, avant d’être élu meilleur joueur de cette demi-finale.
Et pourtant, il a eu fort à faire cette nuit. En face de lui s’est dressé le Canadien Shai Gilgeous-Alexander, qui l’a récemment devancé lors de l’élection du MVP (le meilleur joueur de la saison). Un adversaire qui a réussi un match phénoménal, avec 35 points inscrits et neuf passes décisives.
Insuffisant toutefois pour triompher face au collectif des Spurs, qui ont été sept à dépasser les dix points inscrits. Leur leader ? Évidemment « Wemby », 22 points, 7 rebonds et une idée directrice en tête : aller jusqu’au bout. « Gagner le trophée Larry O’Brien (de champion NBA, ndlr), c’est un rêve d’enfance. Avoir cette solide opportunité de l’emporter, de réaliser ses rêves, c’est peut-être la chance d’une vie, on ne sait jamais quand l’occasion se représentera », a-t-il commenté, déjà tourné vers les Knicks.
Quelle que soit l’issue de cet affrontement, Victor Wembanyama a en tout cas déjà réalisé une énième prouesse : celle de ramener les Spurs en finale, eux qui n’y étaient plus apparus depuis 2014 et le dernier titre de la génération dorée de Tim Duncan, Tony Parker et Manu Ginobili. Alors que leurs adversaires ont expédié leur finale de conférence en quatre matches secs, les Texans, eux, auront désormais quatre jours pour digérer leur triomphe en Oklahoma. Avant de repartir au combat, en rêvant d’une issue façon 1999.


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