Plongé dans une impasse carcérale depuis plus de vingt ans alors même qu’il avait été condamné à 16 mois de prison, celui que nous avions prénommé Rob n’est pas encore sorti de ce labyrinthe. Mais une lueur d’espoir se dessine. Le Tribunal fédéral (TF) vient en effet d’annuler la nouvelle prolongation de la mesure thérapeutique institutionnelle prononcée en décembre dernier par la cour cantonale neuchâteloise. Cette décision, qualifiée d’arbitraire, devra être revue s’agissant du risque de récidive, en mettant le turbo et en prenant soin d’examiner le principe de proportionnalité.
C’est la première décision un brin positive que reçoit ce quinquagénaire, dont Le Temps avait révélé le parcours kafkaïen. La cour cantonale devra retravailler sa copie. Mon-Repos lui reproche en effet d’avoir basé son jugement sur un risque élevé d’évolution vers des violences physiques graves lors d’altercation. Or, souligne encore le TF, l’expertise psychiatrique, sur laquelle se fonde cette appréciation, ne dit rien de tel. Il ressort plutôt qu’en absence d’encadrement et de perspective d’ouverture, c’est le risque de menaces verbales qui demeure élevé. Le reste étant difficilement évaluable.


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