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Publié le 20/03/2026 21:55 Mis à jour le 20/03/2026 23:30
Temps de lecture : 2min - vidéo : 2min
La tension est une nouvelle fois des plus intenses dans le golfe Persique, où 58 navires iraniens auraient été détruits en 48 heures, selon Donald Trump, qui fait de la sécurisation du détroit d'Ormuz la mère des batailles. Ira-t-il jusqu'à une intervention au sol, notamment sur l'île de Kharg ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
L'information fait les gros titres de certains médias américains, dans la soirée de vendredi 20 mars. En plus de 2 500 Marines habituellement basés au Japon et déjà en route pour le golfe Persique, près de 2 500 autres soldats sont partis de Californie ces derniers jours. Ce déploiement de troupes d'élite rompues aux missions difficiles préfigure-t-il une opération terrestre sur le territoire iranien ? Un débarquement, par exemple, pour sécuriser les rives du détroit d'Ormuz, passage crucial où les tankers sont aujourd'hui sous la menace des frappes iraniennes.
Malgré l'envoi de renforts, Donald Trump dit toujours être opposé à toute opération terrestre, et de nombreux experts militaires américains préconisent plutôt la mise en place d'escortes navales dans le détroit. "Il faudrait des frégates, des navires avec des systèmes de défense antiaérienne, mais ça pourrait être long. En temps normal, 100 bateaux traversent le détroit chaque jour et il faudrait sans doute un navire de guerre pour les tankers", explique Bryan Clark, expert militaire et ancien fonctionnaire au ministère de la Défense américain.
Depuis le début de la guerre, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a chuté de 95 %, mais il n'est pas à l'arrêt. Certains navires à destination de l'Asie sont tolérés par Téhéran, d'autres prennent le risque de passer. Aujourd'hui, par exemple, nous avons repéré deux bateaux : le North Star, sous pavillon de la Barbade, et le Giacometti, sous pavillon libérien, ont franchi le détroit, visiblement sans encombre.
Des traversées à haut risque, que les armateurs font désormais payer à leurs clients plus de 500 000 euros la journée. Au téléphone, un armateur grec assure que ces voyages sont aussi très lucratifs pour les équipages : "Non seulement les armateurs vont s'enrichir, mais les marins aussi. Ils touchent (les marins) deux ou trois fois plus que la normale. Si un capitaine était payé 15 000 euros par mois, il va être payé trois fois plus, 45 000 euros", indique-t-il.
Depuis le début du conflit, au moins 16 navires, dont certains appartenant à des armateurs grecs, ont été attaqués.


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