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Vers une ligue de soccer semi-professionnelle en Atlantique

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Des ligues de soccer semi-professionnelles pourraient bientôt s'installer en Atlantique. Après plusieurs années de discussions et de défis, ceux qui portent le projet espèrent un coup d'envoi dès 2027.

C’est en tout cas ce que vise Younes Bouida, directeur de Soccer NB. Des discussions sérieuses entre les fédérations provinciales de soccer et les responsables des Premières Ligues de soccer du Canada, un regroupement des circuits de niveau semi-professionnel au pays, pourraient mener à la création d’une ligue masculine et féminine.

On vise une équipe à l'Île-du-Prince-Édouard. Au Nouveau-Brunswick, on s’attend à deux, peut être trois équipes qui peuvent œuvrer à ce niveau-là et en Nouvelle-Écosse trois ou quatre. Donc ça fait quand même une ligue de six ou sept équipes et ce serait fantastique pour un début en 2027, dit Younes Bouida.

Un adulte vêtu d'un chandail de Soccer NB pose dehors pour une photo, debout sur la piste d'athlétisme qui entoure le terrain de football.

Le directeur de Soccer NB, Younes Bouida, rêve de voir la mise sur pied d'une ligue masculine et féminine de soccer semi-professionnelle dans les provinces de l'Atlantique. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani

Des ligues de ce niveau, comme la Première Ligue de l’Ontario et la Première ligue de soccer du Québec, sont présentes partout au pays, sauf en Atlantique.

Les fédérations provinciales travaillent depuis plusieurs années pour mener à terme ce projet. Des sessions d’informations ont été tenues il y a trois ans, sans donner de résultat concret.

On a réalisé qu’ici en Atlantique, il fallait faire beaucoup de travail au niveau de la fondation pour pouvoir supporter ces équipes-là, explique Younes Bouida.

L'argent, le nerf de la guerre

L'un des facteurs limitant c'est toutefois les investissements nécessaires à la mise sur pied de ce genre de ligue, pointe M. Bouida.

Les choses qui étaient requises étaient vraiment hors de portée de nos clubs. On parlait de 150 000 $ par année alors que, présentement, nos clubs seniors tournent dans les 5000 à 10 000 $. Les clubs seniors travaillent avec les moyens du bord, estime-t-il, en expliquant que des investissements de taille doivent se faire pour appuyer un potentiel circuit semi-pro. Ça ne peut pas se faire sans un investissement de taille.

Costa Smyniotis.

Costa Smyrniotis, vice-président exécutif de la Première ligue canadienne et responsable du niveau semi-pro des Premières ligues de soccer du Canada.

Photo : Gracieuseté : Première ligue canadienne

Plus tôt cette semaine, les Premières Ligues de soccer du Canada ont dévoilé une nouvelle image de marque en plus d’annoncer une nouvelle ligue dans les Prairies, regroupant des équipes de la Saskatchewan, du Manitoba et du nord-ouest de l’Ontario. C’est ce qui a inspiré un regain des conversations en Atlantique.

Costa Smyrniotis, vice-président exécutif des Première ligue canadienne (PLC) et responsable du niveau semi-pro, confirme que des discussions ont lieu.

Maintenant, on doit juste voir comment bien mettre en place une ligue tout en prenant en compte les particularités régionales de l’Atlantique. Toutes les provinces sont différentes. Et ce qu’on veut c’est d’avoir les communautés derrière ce projet. Sans les communautés, le projet de soccer au pays n’a aucun sens.

Il croit que l’Atlantique doit s’inspirer du modèle de la nouvelle ligue des Prairies.

C’est une coopération entre plusieurs provinces qui a fait qu’une ligue dans les Prairies soit possible. C’est intéressant et pourrait servir d’exemple pour l’Atlantique.

Et Younes Bouida avoue que le projet n’est pas encore abouti.

Il y a beaucoup de pain sur la planche. Il faut amener tout le monde à travailler ensemble pour pouvoir réaliser ce projet-là.

Rémunérer les athlètes

Cette ligue semi-professionnelle, tant du côté masculin que féminin, permettrait de rémunérer les joueurs.

D’être payé pour jouer, ça valorise, ça change la donne, ça change la vision du soccer. Tout le monde veut jouer à ce niveau-là.

Ce changement de dynamique aurait aussi l’avantage d’offrir un objectif tangible pour les jeunes joueurs d'ici.

Il y aura une meilleure voie, au niveau cheminement de l’athlète, qui va motiver les jeunes à rester sérieux dans leur développement, croit Younes Bouida.

L'objectif c’est que ces joueurs-là n'aient pas besoin de quitter le Canada et même le Canada Atlantique pour se développer, estime Costa Smyrniotis.

Une étape encore plus importante pour le sport le plus pratiqué par les jeunes au pays, qui s'apprête à accueillir la Coupe du monde masculine dans quelques mois.

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