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Une nouvelle chaire de recherche de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) pourrait permettre la décontamination des sols et de l'eau directement sur le terrain.
Une enveloppe de 3,5 millions $ sur cinq ans est octroyée pour cette collaboration entre l’INRS, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCCFP) et des partenaires privés.
Le groupe souhaite répondre à l’un des défis environnementaux les plus pressants du Québec qu’est la réhabilitation des sols contaminés.
Le Québec a un énorme passif derrière lui, explique Martin Létourneau, directeur général des politiques en milieu terrestre au MELCCFP. On commence à documenter de plus en plus, mais à toutes les fois qu’on a des projets, on découvre des nouveaux terrains contaminés.

Martin Létourneau explique que le Ministère compte sur ce genre d'initiative pour améliorer la réhabilitation des sols contaminés de la province.
Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau
Comme le dit son nom, la Chaire de recherche industrielle consacrée au traitement in situ des sols et des eaux souterraines contaminés par des polluants persistants et émergents vise à effectuer la décontamination sans avoir à les transporter en centre d'enfouissement.
Cette initiative pourra aider les municipalités du Québec à faire ce genre de travaux qui peuvent être compliqués et coûteux selon l’endroit.
Pour réhabiliter un terrain, c’est vraiment dispendieux, donc c’est pour ça que de développer des nouvelles technologies comme le traitement in situ, sans excaver, sans camionner le terrain, c’est quelque chose d’important, explique Martin Létourneau.
Une équipe pour améliorer l’efficacité sur le terrain
L’équipe de la chaire, composée de professeurs, d’ingénieurs et d’experts du terrain, sera menée par l’hydrogéologue Richard Martel.
Ça fait plus de 30 ans que je travaille dans le domaine. On a des avancées, mais ça va aider à avancer encore plus, explique en souriant celui qui est aussi professeur et chercheur à l’INRS.
Selon lui, en plus de réduire les GES émis par les camions, le traitement in situ permettra de réduire les irritants qui peuvent apparaître quand les travaux se déroulent près de zones habitées.

De nombreux tests seront effectués en laboratoire avant d'aller sur le terrain.
Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau
Aussi, ce genre de technologie permettra d’agir plus facilement sur d’anciens sites industriels qui peuvent parfois être plus difficiles d’accès.
L’un des objectifs est bien sûr d'effectuer ce genre de travail à coût raisonnable pour les clients.
Il faut que ce soit compétitif, explique Jean-Marc-Lauzon, directeur principal du Groupe ABS-TechnoRem qui participe à la recherche. Si c’est moins cher d’aller en excavation et traitement hors site, le client va prendre cette avenue-là.
Le responsable de la chaire explique qu’avant d’effectuer des tests à grande échelle sur le terrain, ils expérimenteront plusieurs techniques en laboratoire.
Avec les informations de Flavie Sauvageau


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