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International 11/04/2026 12:29 Actualisé le 11/04/2026 17:50
Le Premier ministre du Pakistan a endossé en premier le rôle de négociateur entre les États-Unis et l’Iran.

POOL / Getty Images via AFP
JD Vance accueilli à Islamabad par le puissant chef de l’armée pakistanaise Asim Munir, et le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Mohammad Ishaq Dar, le 11 avril 2026
Une journée diplomatique sous haute tension. Le vice-président américain JD Vance est arrivé au Pakistan ce samedi 11 avril, où doivent se tenir, dans un climat de méfiance mutuelle, des négociations entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient après six semaines de conflit.
JD Vance a atterri dans la matinée à Islamabad - devenue ville fantôme sous haute sécurité - pour mener la délégation américaine, accompagné de l’émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, gendre de Donald Trump.
À son arrivée à la base aérienne de Nur Khan, il a été accueilli par le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, ainsi que par le puissant chef de l’armée pakistanaise Asim Munir, un personnage clef dans l’organisation de ces négociations alors que le Pakistan joue le rôle de médiateur. J.D Vance a pu échanger ensuite dans la matinée avec le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif.
Les mises en garde iraniennes
À la tête d’une délégation de plus de 70 personnes, l’influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf est arrivé lui la veille. Sa délégation, qui compte également le ministre des Affaires étrangères de la République islamique, Abbas Araghchi, a pu parler avec le Premier ministre pakistanais, Shahbaz Sharif.
Selon Reuters, Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême de l’Iran, se remettrait encore de graves blessures au visage et aux jambes, mais il suivrait de près tout ce qui concerne les négociations actuelles.
Les modalités des discussions irano-américaines, dont ni l’agenda ni le format ne sont connus dans l’immédiat, seront définies à l’issue de cette réunion, a précisé la télévision. L’Iran décidera à l’issue du rendez-vous s’il souhaite, ou non, entamer les négociations samedi, a pour sa part affirmé l’agence iranienne Fars.
Avant son arrivée, Mohammad Bagher Ghalibaf avait également prévenu que « deux mesures sur lesquelles les parties se sont mises d’accord » devaient encore être appliquées avant toute négociation, à savoir « un cessez-le-feu au Liban » et « le déblocage des actifs de l’Iran ».
Au moment d’atterrir, il avait également mis en garde : « Nous avons de bonnes intentions, mais nous ne faisons pas confiance. » Les négociations passées avec les États-Unis se sont toujours finies par « des échecs et des promesses brisées ».
Dans le courant de l’après-midi, un haut responsable de la Maison Blanche a précisé que les trois parties discutaient directement, une rupture avec une pratique récente où Washington et Téhéran ne négociaient que par l’intermédiaire d’un médiateur, dans des pièces séparées.


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