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La Ville de Val-d’Or consultera la population dans le cadre de ses démarches pour citer une partie de l’église ukrainienne comme bien patrimonial.
Le processus a été lancé par une résolution du conseil municipal, le 15 juin dernier. Val-d’Or y décrit sa volonté de protéger la structure architecturale de la façade, incluant le clocher central et les deux petits clochers latéraux.
Construite dans les années 1950, l’église Notre-Dame-de-la-Protection est toujours la propriété de la congrégation ukrainienne, basée à Toronto. Celle-ci y maintient des activités sporadiques, comme des messes, des mariages et des baptêmes.
En la désignant comme bien patrimonial, la Ville veut s’assurer d’en garder une trace, si le bâtiment devait être vendu. « On ne connaît pas les intentions des propriétaires », souligne le maire de Val-d'Or, Serge Allard.
« On sait que c’est moins utilisé et que l’entretien est déficient. Ils devront prendre des décisions éventuellement et on a toujours des craintes que ça disparaisse. On sait que des promoteurs s’y sont intéressés, mais il n’y a pas de projets concrets sur la table. En le citant, on veut s’assurer que les projets futurs doivent en tenir compte », ajoute-t-il.

L’église ukrainienne de Val-d’Or a été construite dans les années 1950.
Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry
M. Allard explique que l’idée de protéger uniquement la façade représente une solution de compromis.
Si on cite l’ensemble du bâtiment, ça pourrait limiter des projets futurs. On veut quand même garder une certaine flexibilité. C’est sans doute la façade qui est l’élément le plus typique.
Des craintes
Citoyen concerné par la préservation du patrimoine bâti de Val-d’Or, Alexander Walosik craint que la Ville n’aille pas assez loin dans ses efforts de protection de l’église ukrainienne. Il milite plutôt pour une protection complète du bâtiment et de son terrain.
J’ai peur que le peu de patrimoine bâti qu’on a se perde dans une quête de vouloir bâtir autre chose, lance-t-il. J’ai aucun doute de l’importance de cette église pour la grande population ukrainienne qui est venue bâtir Val-d’Or. C’est emblématique de Val-d’Or. Notre ville n’a même pas 100 ans. Peut-on protéger le peu qu’on a?
Alexander Walosik espère que la population de Val-d’Or participera en grand nombre aux consultations publiques, qui auront lieu le 1er septembre, , à compter de 19 h, à la Salle Félix-Leclerc.

L’église ukrainienne de Val-d'Or est toujours utilisée de façon sporadique, pour des activités comme des messes et des baptêmes.
Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry
« C’est positif que la Ville ait lancé un processus de citation patrimoniale, comme c’est le cas pour l’église orthodoxe russe ou celle de Vassan », reconnaît-il.
« Mais j’ai peur qu’on en vienne à dénaturer le bâtiment. Au contraire, un processus de citation peut permettre d’aller chercher des fonds pour la restaurer. Plus vite on s’y attaque, plus vite on pourra la sauver. Mais peu importe le projet de la Ville, les citoyens doivent faire partie de la discussion », mentionne M. Walosik.
À ce sujet, le maire Allard garde une ouvre la porte à la discussion.
On fait la consultation pour ça, indique-t-il. On va tenir compte de ce que les gens vont nous dire. On souhaiterait tout garder, mais on fait ce qui est possible de faire. Partout au Québec, on vit la difficulté de garder plein de monuments et d'églises.


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