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Mardi 14 juillet, le Parlement européen a vu le Parti populaire européen et l’extrême droite s’accorder pour « régulariser » la situation budgétaire du groupe des Patriotes pour l’Europe, au sein duquel siège le Rassemblement national.

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Jordan Bardella (au centre), président du groupe des Patriotes pour l’Europe, au Parlement européen, à Strasbourg, le 29 avril 2026. Jordan Bardella (au centre), président du groupe des Patriotes pour l’Europe, au Parlement européen, à Strasbourg, le 29 avril 2026.

C’est une histoire qui semble devoir se répéter. Malgré la condamnation en appel, le 7 juillet, du parti et de plusieurs de ses dirigeants, à commencer par Marine Le Pen, dans l’affaire des emplois fictifs au Parlement européen, le Rassemblement national (RN) continue à utiliser l’argent des contribuables européens sans respecter les règles.

Mais, aujourd’hui, la droite du Parti populaire européen a à cœur de calmer le jeu, voulant croire que de nouvelles irrégularités constatées après les élections européennes de juin 2024 sont les derniers soubresauts de pratiques qui ont disparu. Et qu’il n’y a pas d’intention de fraude.

Tel est le sens du vote qui s’est tenu, mardi 14 juillet, au sein de la commission des comptes budgétaires du Parlement européen, et qui a vu le Parti populaire européen, première force politique à Bruxelles, s’allier à l’extrême droite de l’Hémicycle pour défendre cette version des faits (16 voix pour, 14 contre). Conséquence, les élus enverront au bureau du Parlement européen, qui regroupe sa présidente, Roberta Metsola, et ses vice-présidents, une lettre en ce sens.

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