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« Dollar sous pression » – Pourquoi les Pays-Bas ont rapatrié leur or : comment les sanctions américaines ont brisé la confiance
Publié le 6.9.2026 à 11h36 – Par Pauline Dupont – Temps de lecture 5mn
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Pourquoi l’Amérique est à genoux! Quelle surprise (non): les États‑Unis, habitués à se pavaner comme le génie du monde, se retrouvent à supplier pour ne pas déclencher une guerre sans fin contre la Chine et l’Iran.
On n’avait vraiment pas vu ça venir, mais les médias nous cachent le vrai drame: l’édifice de la toute‑puissance américaine commence à vaciller, et le premier coup fatal vient de l’intérieur même.
Naturellement, dans le plus grand secret, les Pays‑Bas ont rapatrié 86 tonnes d’or pur, soit plus de 14 % de leurs réserves souveraines, évacuées de New York vers l’Europe. Voilà qui change tout (ou pas): l’opération d’urgence, estimée à plus de 11 milliards d’euros, montre que la panique s’installe chez les alliés.

Bien évidemment, la France avait déjà ouvert la voie avec 129 tonnes d’or, et l’Allemagne se prépare à suivre le même sillage. Chapeau bas pour l’audace de ces nations qui, en plein désarroi, décident de mettre leurs coffres sous la garde de la Banque centrale européenne. L’Allemagne n’a pas totalement rapatrié son or des États-Unis. Elle en a rapatrié une partie, mais elle en garde toujours une fraction importante à New York.
Ce qui a été fait
- Entre 2013 et 2017, la Bundesbank a mené une grande opération de rapatriement :
- 674 tonnes d’or transférées de New York et Paris vers Francfort.
- Dont environ 300 tonnes venant directement de la Federal Reserve Bank of New York.newsweek+2
- Objectif affiché à l’époque : que la majorité des réserves allemandes soit stockée en Allemagne. newsweek
Situation actuelle (2025–2026)
- Les réserves totales d’or de l’Allemagne sont d’environ 3 350 tonnes (2ᵉ plus grande réserve nationale au monde).investing+2
- Répartition approximative aujourd’hui :
- ~50% à Francfort (Bundesbank)
- ~37% à New York (Federal Reserve Bank) → environ 1 236 tonnes
- ~13% à Londres (Bank of England)investing+3
Donc : plus d’un tiers de l’or allemand reste stocké aux États-Unis.
Y a-t-il un nouveau rapatriement en cours ?
- Début 2026, des économistes et certains politiques ont appelé à rapatrier davantage d’or, notamment dans un contexte de tensions géopolitiques et d’incertitudes liées à un éventuel retour de Trump.lefigaro+2
- Mais la Bundesbank et le gouvernement allemand ont répété qu’ils ne prévoyaient pas de nouveau rapatriement massif :
- Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a déclaré avoir « aucun doute » sur la sécurité de l’or stocké à New York.
- La position officielle reste : New York est un lieu de stockage fiable, et aucun plan de retrait supplémentaire n’est annoncé.
En résumé :
- Oui, l’Allemagne a rapatrié une partie importante de son or entre 2013 et 2017.
- Non, elle n’a pas tout retiré des États-Unis : environ 37% de ses réserves y sont toujours, et il n’y a pas, à ce jour, de décision officielle pour les rapatrier entièrement. le Figaro

Depuis 2022, Washington a commis l’erreur fatale : transformer le dollar en arme de guerre. En gelant les avoirs russes, les États-Unis ont envoyé un message clair à tous leurs « alliés » : votre argent n’est à vous que tant qu’ils le décident. L’Europe a reçu le choc. Personne ne veut être la prochaine cible de sanctions arbitraires.
Pendant ce temps, en Asie, la Chine passe à l’offensive économique et stratégique. Sans un seul coup de feu, Pékin a mis la main sur la gorge de la machine de guerre américaine : contrôles drastiques sur les métaux rares, suspensions ciblées d’exportations vers les États-Unis, verrouillage des chaînes d’approvisionnement critiques. Gallium, germanium, antimoine, terres rares : chaque élément est un levier, chaque restriction un coup de poignard dans le dos de l’industrie de défense US. La méthode est froide, calculée, implacable.
Côté énergie, la Chine joue son avantage massif : elle achète plus d’un million de barils de pétrole iranien par jour, finance de fait le régime de Téhéran et rend caduques une grande partie des sanctions américaines. Pendant que Washington brandit des décrets, Pékin tient les robinets du brut et, avec eux, une partie de l’équilibre géopolitique mondial.
Militairement, le changement de doctrine est acté : fini la patience stratégique. La Chine passe à une posture offensive, prête à frapper en premier pour figer le rapport de force en sa faveur. Le message est clair : l’ère de la dissuasion purement défensive est révolue.
On n’avait vraiment pas vu ça venir, mais pendant ce temps, en Asie, le dragon chinois étrangle la machine de guerre américaine avec une précision chirurgicale. Naturellement, Pékin a suspendu l’exportation des métaux rares indispensables à l’armement américain, sans tirer une seule balle. Voilà qui change tout (ou pas): la méthode est glaciale, le dossier est en cours d’examen, et la Chine paralyse Washington tout en pompant un million de barils.
Bien évidemment, le rapport de force militaire bascule, et les États‑Unis adoptent une doctrine d’« attaque préventive ». Chapeau bas pour l’audace: désormais, ils frapperont les premiers.
Comme par hasard, au sud du Liban, Téhéran a clairement averti Washington: toute attaque déclenchera une réponse dévastatrice. Quelle surprise (non): le contrôle échappe totalement aux Américains.
On n’avait vraiment pas vu ça venir, quand Trump menace l’Espagne et le Royaume‑Uni, mais, pour la première fois en 47 ans, il reçoit dans le bureau ovale les rabbins d’une communauté « acidique », radicalement opposée à l’antisémitisme. Chapeau bas pour l’audace: tout cela, juste pour exercer une pression politicienne sur ses alliés, c’est le cynisme absolu.
Naturellement, l’histoire a une mémoire de fer: les États‑Unis gardent leur puissance de frappe, mais leur véritable hégémonie, ce contrôle mental mondial, est en train d’agoniser.
Comme par hasard, en 1953, ils renversèrent le gouvernement iranien pour piller le pétrole, déclenchant la révolution de 1979. Quelle surprise (non): aujourd’hui, ils tentent le même coup colonial au Venezuela, avec des concessions de 100 ans.
On n’avait vraiment pas vu ça venir, mais le Sud global n’a plus peur. Bien évidemment, le monde que nous connaissions meurt sous nos yeux, tandis que les peuples opprimés brisent leurs chaînes.
Chapeau bas pour l’audace: l’ère du diktat unilatéral s’achève, et l’ordre multipolaire devient inéluctable. Voilà qui change tout (ou pas).
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