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Au lendemain d’une rencontre organisée avec la députée de Rivière-du-Loup–Témiscouata et ministre responsable de la région, Amélie Dionne, les deux comités citoyens pour le maintien des services médicaux aux urgences de Pohénégamook et Trois-Pistoles se disent toujours inquiets. Ils ont néanmoins accordé leur confiance à Amélie Dionne pour qu’elle continue ses représentations auprès du CISSS du Bas-Saint-Laurent et de Santé Québec.
On veut que les services soient maintenus tels quels, voire améliorés, résume le membre du comité de vigie pour la sauvegarde de l’urgence de Trois-Pistoles, Pierre-Paul Malenfant. Il craint que le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent vise encore une coupe de services à l’urgence.
Le son de cloche est le même du côté de Pohénégamook, où la menace a aussi plané.

Le membre du comité de vigie pour la sauvegarde de l’urgence de Trois-Pistoles, Pierre-Paul Malenfant.
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
Le 6 février, le CISSS du Bas-Saint-Laurent a annoncé que les services dans les deux urgences allaient être conservés sous leur forme actuelle, une sorte de statu quo. Le président-directeur général du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Jean-Christophe Carvalho, croit cependant qu’un changement est nécessaire pour répondre aux enjeux de main-d’œuvre dans le réseau de la santé.
Climat social tendu, des échanges qui doivent se faire dans de meilleures conditions, sont des termes utilisés par l'administration pour expliquer ce revirement de situation.
Laisser la poussière retomber
De son côté, la ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Amélie Dionne, a qualifié les rencontres avec les deux comités citoyens de constructives. Il faut laisser la poussière retomber. Je comprends toute la sensibilité de ce dossier. Maintenant, il faut qu'on ait un discours positif, tout le monde ensemble, pour pouvoir attirer de la nouvelle main-d'œuvre dans le domaine de la santé, parce que cet enjeu demeure.

La population s'est mobilisée dans les Basques dans la dernière année, pour le maintien des services à l'hôpital de Trois-Pistoles. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sophie Martin
Elle souhaite que cette collaboration implique Santé Québec, le CISSS du Bas-Saint-Laurent, la population, ainsi que le personnel médical. La ministre Amélie Dionne dit comprendre l’incertitude et l’inquiétude de la population en lien avec cet enjeu. J’ai eu des discussions avec Santé Québec, avec le CISSS et j’ai dit "Écoutez, je pense que la population veut le statu quo et il faut l’écouter". C’est ce qui est arrivé.
C’est vraiment devenu anxiogène au fil du temps. Honnêtement, est-ce que j’aurais souhaité que ça se règle avant? La réponse, c’est oui.
Des demandes toujours d’actualité
Les comités citoyens de Trois-Pistoles et Pohénégamook veulent des ambulances qui continuent de se rendre à l’urgence, le maintien des lits d’hospitalisation et la présence de médecins, à long terme. Ils veulent avoir l'assurance que les services 24/7 seront conservés.
Les dés sont maintenant entre les mains de Mme Dionne. Nous lui faisons confiance qu’elle va continuer à travailler et nous serons à l’écoute des bonnes nouvelles qu’elle pourra nous signifier. En attendant, nous invitons les citoyens et citoyennes des Basques à se rendre en grand nombre à l’assemblée de consultation le 11 février, commente le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney. Selon lui, il faut que la population maintienne la pression sur le gouvernement.

L'urgence de l'hôpital de Trois-Pistoles
Photo : Radio-Canada / David Gentile
Pierre-Paul Malenfant rappelle que le Bas-Saint-Laurent peut compter sur une culture de mobilisation contre la dévitalisation. Ce n’est pas nous qui tire après le mouvement. C’est le mouvement qui nous pousse dans le dos. Pour les gens, il n’est pas question de toucher à notre urgence.
Le porte-parole du Comité pour le maintien des services médicaux d'urgence 24/7 de Pohénégamook, Gilles Pelletier, se dit quant à lui prêt à collaborer avec le CISSS du Bas-Saint-Laurent et Santé Québec afin de trouver des solutions aux problèmes de main-d’œuvre.
Selon lui, la mobilisation du 14 janvier, qui a réuni 400 personnes dans une église à Pohénégamook, a donné de la force au mouvement et a démontré l’appui inconditionnel de la population envers cette cause.

Les personnes présentes dénoncent d'éventuelles compressions dans les services offerts à l'urgence de Pohénégamook.
Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron
L’urgence de Pohénégamook, pour le milieu du Transcontinental, c’est l’épine dorsale de tous les soins de première ligne. On aura beau avoir les meilleurs muscles qu'on veut, mais si on n'a pas de colonne vertébrale, je pense qu’on n’ira pas loin.
M. Pelletier croit que la vigilance est de mise pour les mois à venir dans ce dossier.


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