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Le directeur québécois du syndicat Unifor, Daniel Cloutier, ne croit plus à la capacité du gouvernement actuel à réformer le régime forestier avant les élections d'octobre alors que le secteur est affaibli sur tous les fronts. De passage au Saguenay–Lac-Saint-Jean, mardi, le chef syndical doit rencontrer des représentants locaux de l’organisation et discuter des grands enjeux qui ébranlent l’industrie.
Il n’y a pas encore de lumière au bout du tunnel pour l’industrie forestière, avertit Daniel Cloutier.
On sait que ça va être une année qui est beaucoup plus difficile. On espère qu'on a atteint le fond du baril en termes de pertes d'emploi, mais il n’y a rien de moins sûr, soutient-il au micro de C’est jamais pareil.
Malheureusement, la réponse des gouvernements depuis les derniers mois, la dernière année, c'est très peu [utile], voire inutile, observe-t-il.
Or, comme la Coalition avenir Québec (CAQ) a un agenda de division sociale, selon lui, une réforme du régime n’est pas envisageable pour le moment.
L'idée c'est d'être capable de passer à travers de cette crise-là jusqu'à ce que les meilleurs jours reviennent.

Daniel Cloutier est le directeur québécois d'Unifor. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Rémi Tremblay
En septembre, Daniel Cloutier était plutôt d'avis que le gouvernement avait encore le temps d'agir en commençant des travaux dès l'automne et en misant sur la session du printemps. Il a changé d'avis depuis.
Le projet de loi 97, piloté par l'ex-ministre des Ressources naturelles et des Forêts Maïté Blanchette-Vézina, avait été abandonné par le premier ministre François Legault à la suite de la prorogation du Parlement. Elle a été remplacée par Jean-François Simard.
Des reconversions espérées
Au-delà du bois de construction, le secteur du papier inquiète, notamment à l’usine de Kénogami de Domtar, où plane l’incertitude.
Avec un marché du papier en déclin, le syndicat presse Domtar d'accélérer ses projets de conversion vers des produits à plus forte valeur ajoutée. Ce que ça nous prend au Québec [...] c'est d'être véritablement capables de convertir certaines usines, argue-t-il.
Selon Daniel Cloutier, l’entreprise forestière a une volonté sérieuse de transformer certaines usines. Mais on parle d'investissements dans ces cas-là de plusieurs centaines de millions de dollars. Donc c'est pas nécessairement simple à attacher, ajoute-t-il.
Le syndicat Unifor, affilié à la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ), représente 55 000 membres au Québec et 320 000 au Canada.


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