NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
D’après la politicienne démocrate, l’ex-président aurait dû choisir de ne pas se représenter en 2024, ouvrant la voie à une primaire dont le gagnant « aurait battu » le milliardaire républicain.

CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Pour Hillary Clinton, c’est Joe Biden qui est responsable du retour de Donald Trump. (photo d’illustration)
Le tacle n’est pas passé inaperçu outre Atlantique. Hillary Clinton a lourdement critiqué Joe Biden lors d’un entretien organisé par le magazine The New Yorker le lundi 15 mai. La candidate malheureuse à la présidentielle américaine de 2016 a reproché à l’ancien locataire démocrate de la Maison Blanche son choix de se représenter en 2024 face à Donald Trump, avant de laisser la place à sa vice-présidente Kamala Harris, trois mois seulement avant l’élection largement remportée par le milliardaire républicain.
« Il a commis une terrible erreur, tant pour lui-même que pour son héritage et pour le pays », a affirmé Hillary Clinton, dont les propos ont été largement repris dans la presse étasunienne, du New York Times au Washington Post. Selon l’ex-secrétaire d’État de Barack Obama, si Joe Biden avait décidé de « passer le flambeau » à l’été 2023 en annonçant ne pas se représenter, le Parti démocrate aurait pu organiser une vraie primaire plutôt que de se rabattre sur Kamala Harris en catastrophe.
« Je pense que n’importe quel candidat issu de cette primaire, qu’il s’agisse de la vice-présidente, d’un gouverneur, d’un sénateur ou de n’importe qui d’autre, aurait battu Donald Trump », a déclaré Hillary Clinton, qualifiant de « terrible erreur de jugement » la décision du président démocrate, 81 ans à l’époque, de se maintenir. Dans l’entretien organisé par The New Yorker, la politicienne a aussi évoqué le fait que Joe Biden s’était présenté comme un candidat de « transition » lors de son élection en 2020, impliquant qu’il s’en tiendrait à un seul mandat.
Des critiques sur fond de vieille rivalité entre Biden et Clinton
« Dès lors qu’il n’a pas cédé et n’a pas, vous voyez, concédé qu’il avait dit qu’il allait se retirer, puisqu’il a décidé qu’il ne le ferait pas et qu’il s’est accroché aussi longtemps qu’il l’a fait, nous nous sommes retrouvés face à un terrible dilemme », a confié Hillary Clinton lundi, évoquant le malaise du clan démocrate face aux sondages catastrophiques de leur président sortant en déclin manifeste et dont le débat avec Donald Trump avait été désastreux.
Voir Hillary Clinton charger Joe Biden n’est pas si surprenant que cela, souligne le New York Times dans son article. « Ils entretiennent depuis longtemps une relation chaleureuse en public, mais marquée par une rivalité intense, voire de la rancœur en privé », relate le quotidien américain. Les deux ténors démocrates ont travaillé ensemble dans l’administration Obama, lui comme vice-président et elle comme secrétaire d’État – l’équivalent aux États-Unis de ministre des Affaires étrangères.
En amont de la présidentielle de 2016, la première remportée par Donald Trump, Barack Obama avait jugé la candidature d’Hillary Clinton plus solide et invité en coulisses Joe Biden, qui se rêvait aussi à la présidence, à ne pas se présenter. Depuis, le politicien démocrate n’a pas fait mystère de son regret de ne pas s’être lancé, déclarant même « le regrette[r] chaque jour ». « Je pense que j’aurais pu gagner », avait-il estimé en 2017.
Le livre de Harris dénonçait déjà un choix « laissé à l’ego d’un individu »
Dans son livre 107 jours, paru plus tôt cette année et qui relate sa campagne express de 2024, Kamala Harris mentionne la réaction du couple Clinton au retrait de Joe Biden. Selon elle, Bill Clinton lui a exprimé son « soulagement », tandis qu’Hillary Clinton lui a demandé à participer à son « conseil de guerre », se disant prête à « tout » pour l’aider à gagner. L’ex-vice présidente, si elle souligne au fil des pages les qualités et le bilan de Joe Biden, n’est pas tendre avec l’ancien locataire de la Maison Blanche et sa décision de se maintenir.
« “C’est la décision de Joe et Jill [sa femme, ndlr]”. Nous répétions tous cette formule [sur sa candidature] comme un mantra, écrit Kamala Harris, était-ce de la sagesse ou de l’inconscience ? Rétrospectivement, je penche pour la seconde option. » « Les enjeux étaient tout simplement trop élevés », poursuit la vice-présidente, répétant que le choix de se représenter n’aurait pas dû être « une décision personnelle » et « laissé à l’ego ou à l’ambition d’un seul individu ».


2 week_ago
36


























.jpg)






French (CA)