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Le gouvernement de Susan Holt ne souhaite pas seulement relancer le secteur minier au Nouveau-Brunswick, il souhaite aussi en devenir le leader canadien. De passage à Toronto pour participer à un congrès minier afin d’attirer de possibles investisseurs, la première ministre en a aussi profité pour dévoiler sa stratégie sur les minéraux.
Le ministre des Ressources naturelles, John Herron, qui l’accompagnait, a tenu à souligner qu’on retrouve 21 des 34 minéraux critiques de la liste du gouvernement fédéral dans le sol néo-brunswickois.
Et ces minéraux, Susan Holt souhaite que les investisseurs comprennent qu’ils sont facilement accessibles.
Le Nouveau-Brunswick est une petite province et nos minéraux ne sont pas sur une route de glace 400 km plus loin sur la route. Nos minéraux sont dans notre cour arrière, a-t-elle affirmé en anglais.
Des routes forestières qui s'étendent sur 40 000 km, des chemins ferroviaires, deux ports en eaux profondes, ce sont les atouts qu’elle a lancés en conférence de presse.
En plus de faire valoir l’accessibilité physique de la ressource, elle veut mettre de l’avant l’accessibilité de son gouvernement pour les investisseurs.
Avec cette stratégie, vous avez un gouvernement avec qui il est exceptionnellement facile de travailler. Vous avez un ministre que vous pouvez joindre sur son téléphone cellulaire. Vous avez un programme réglementaire prévisible et clair. Nous avons pour but de délivrer des permis plus rapidement que quiconque.
C’est d’ailleurs la priorité de la stratégie.
On y indique que le ministère des Ressources naturelles est en train de réviser complètement ses lois, ses règlements et ses procédures de délivrance de permis pour les simplifier.
Et pour rendre la tâche encore plus facile aux promoteurs, on dit vouloir mieux les accompagner.
Un poste de gestionnaire de cas sera créé. Cette personne sera le point de contact entre le gouvernement et les promoteurs. Elle guidera ces derniers et coordonnera les échéanciers entre les ministères, notamment.
Des documents d’orientation seront créés pour décrire étape par étape les processus de réglementation et de délivrance de permis.
Le gouvernement souhaite aussi mettre en place une plateforme numérique accessible aux promoteurs qui leur permettra de voir les informations à jour quant aux permis et aux autorisations d’un projet.
On dit vouloir réduire l’incertitude et rendre l’état d’avancement d’un projet plus clair.
Les autres priorités stratégiques sont :
- Favoriser une participation significative des Autochtones
- Améliorer le climat d’investissement
- Planifier les retombées locales
- Promouvoir la sensibilisation du public
Attirer les investissements
La stratégie indique que le gouvernement compte proposer des incitatifs en faveur de l’exploitation minière.
Aucun incitatif en particulier n'est mentionné, mais on indique que cela fera l'objet d'un examen. On mentionne par exemple qu’il envisage des incitatifs qui favorisent l’adoption de technologies de pointe.
Il aimerait aussi que cette industrie stimule davantage la croissance économique régionale. La province dit qu’elle va explorer des mécanismes comme des cadres d'approvisionnement pour aider les entreprises locales à être concurrentielles.
Le gouvernement souhaite de plus mettre cette industrie au cœur de la planification des infrastructures. Parmi les infrastructures citées, on mentionne l’accès routier, la capacité du réseau, la planification du transport d'électricité et la disponibilité de l’énergie.
Développer une expertise
Le gouvernement veut collaborer avec le secteur postsecondaire afin de former une main-d'œuvre locale. Cette intention est aussi élargie à la communauté autochtone à laquelle la stratégie réserve une place particulière.
On y indique vouloir concevoir des parcours de carrière structurés pour les Premières Nations. On propose par exemple des programmes ciblés en géologie ou en science de l’environnement.
À quand les retombées?
Pour le projet de mine Sisson, la première ministre indique qu’il est toujours à l’étape de l’étude de faisabilité. Elle espère que la mine sera opérationnelle en 2028.
Ça dépend de ce qu’on détermine avec le travail d'ingénierie.
Elle affirme que d’autres projets miniers progressent, notamment à Caribou et à Murray Brook, ainsi qu’à la mine Pleasant Mount, où les activités pourraient reprendre.
Mais il y a des investissements qui se font cette année, affirme-t-elle. En pointant vers la foule du congrès, elle a dit : Je viens juste de parler avec quelqu’un qui investit 15 millions $ cette année au Nouveau-Brunswick [et] une autre compagnie qui investit 75 millions $ au Nouveau-Brunswick cette année pour préparer le terrain et avancer les projets.
Elle aimerait que cette industrie occupe une plus grande proportion du PIB de la province. Elle pense aux grandes années du secteur où il en occupait 7 %, alors qu'il en représente maintenant moins de 1 %.
J’aimerais vraiment qu’il double de 1 % à 2 % à 4 % d'ici à 2030.


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