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Les travaux entrepris au cours de l’été vont bon train à la station de recherche de l’Institut des sciences de la mer (ISMER) située à Pointe-au-Père, où des ouvriers s’affairent à construire une toute nouvelle section. Sous peu, l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) lancera aussi un appel d’offres pour faire reconstruire la partie de la station aquicole endommagée par l’incendie survenu en décembre 2024.
La coquille extérieure, donc toute la charpente, est pratiquement terminée maintenant explique le directeur de l’institut de recherche rattaché à l’UQAR, Guillaume St-Onge.
Au cours des prochains mois, les travailleurs de la construction vont procéder à l’aménagement intérieur de la nouvelle section du bâtiment. On planifie une fin des travaux à la fin août 2026, ajoute le directeur.
L’idée, c’était de rajouter toute une section avec des laboratoires qui vont être beaucoup plus mobiles, flexibles, donc qui permettent des expériences de plus courte durée, mentionne M. St-Onge.

Guillaume St-Onge, directeur de l'Institut des sciences de la mer (ISMER) de l'Université du Québec à Rimouski.
Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger
La station aquicole pourra donc accueillir davantage de chercheurs et d’étudiants qui travaillent dans des disciplines où l’accès à l’eau de mer est indispensable, comme la biologie, la biotechnologie marine ou l’écotoxicologie.
Comment fonctionne la station aquicole?
Le bâtiment se trouve à Pointe-au-Père, face au Saint-Laurent. L’eau de mer est pompée directement du fleuve. Elle est ensuite transmise dans des bassins et redistribuée dans de plus petits récipients où sont effectuées différentes expériences.
L’idée, c’était vraiment d’agrandir, d’augmenter notre capacité de faire de la recherche et de la formation sur les changements climatiques en milieu estuarien.
Cet espace plus vaste pourrait aussi mener vers de nouveaux partenariats, croit M. St-Onge. Les coûts de cet agrandissement sont évalués à 6,7 millions de dollars.

Les laboratoires de la station aquicole de l'Institut des sciences de la mer étaient devenus trop exigus. Une vingtaine de chercheurs, leur équipe respective et du personnel de recherche y travaillent.
Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger
Un deuxième chantier au printemps
En parallèle de l’agrandissement de la station aquicole, l’ISMER doit aussi reconstruire toute la partie endommagée par un incendie d’origine électrique il y un peu plus d’un an.
L’institut de recherche rattaché à l’UQAR a travaillé de pair avec son assureur au cours des derniers mois. C’est pratiquement réglé, indique M. St-Onge. Les plans et devis sont à toutes fins pratiques terminés.
L’appel d'offres devrait sortir en février ou mars [...], pour un chantier, probablement d’avril 2026 à août 2027.
La partie la plus abîmée par les flammes tombera sous le pic des démolisseurs avant d’être entièrement reconstruite. Les sections touchées contaminées par la fumée auront droit à une cure de jouvence.
Les chercheurs ont profité de l’occasion pour planifier leurs besoins des prochaines années. C’était une chance pour eux, avec les fonds qui étaient disponibles, de revoir une partie des travaux de recherche qu’ils allaient faire, donc peut-être étudier des espèces différentes, mieux collaborer ensemble, mieux partager aussi les espaces et les bassins, conclut le directeur de l’ISMER.


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