NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La start‑up britannique a renoncé au mégaprojet de supercalculateur à 10 milliards d’euros, annoncé en grande pompe par Emmanuel Macron au sommet de l’IA, pour concentrer sa croissance aux États‑Unis.
Passer la publicité Passer la publicitéCoup de froid sur l’IA tricolore. La start-up de cloud Fluidstack a renoncé à son mégaprojet de data center à 10 milliards d’euros qui devait voir le jour en France, rapporte l’agence Bloomberg ce vendredi 20 mars. Le supercalculateur devait être installé à Bosquel, dans le nord de la France. D’après des sources internes consultées par Bloomberg, l’entreprise britannique se retirerait également d’un second site dans le sud de Paris, notamment utilisé par Mistral AI, précise l’agence d’information financière.
Ces deux infrastructures devaient fournir une puissance de calcul d’un gigawatt et accueillir quelque 500.000 puces de dernière génération. La première phase du projet devait être opérationnelle en 2026, dans le cadre du plan de 109 milliards d’euros d’investissements annoncé par Emmanuel Macron lors du sommet de l’IA en février 2025. Fluidstack avait alors signé un protocole d’accord avec l’État et promettait un «supercalculateur d’IA» décarboné positionnant la France à l’avant‑poste de la course mondiale aux data centers.
Contactée par Le Figaro, l’entreprise n’a pour l’instant pas commenté sa décision.
Cap sur les États-Unis
Le supercalculateur de Bosquel était l’un des rares sites désignés par le gestionnaire du réseau électrique RTE comme bénéficiant d’un accès adéquat au réseau électrique. Une contrainte inévitable lorsqu’il s’agit d’accueillir des data centers géants. Sur les 109 milliards engagés en février 2025, environ 67 milliards ont été sécurisés, annonçait Bercy en janvier dernier. Dix sites auraient été sécurisés sur les 13 annoncés au sommet de l’IA.
Originaire du Royaume-Uni, Fluidstack a décroché plusieurs contrats conséquents aux États-Unis. En novembre dernier, la société annonçait par exemple un contrat de 50 milliards avec Anthropic, l’entreprise à l’origine du chatbot Claude, devant générer quelque 800 emplois au Texas et dans l’État de New York. Le géant Google souhaiterait également investir près de 100 millions de dollars dans la start-up britannique. En décembre, la société a annoncé son transfert de siège à New York.
Bloomberg ne mentionne ni blocage réglementaire ni rupture formelle de négociations qui aurait détourné la start-up de ses projets dans l’Hexagone, mais met en avant l’arbitrage économique en faveur des États-Unis, qui concentrent les champions de l’IA dans un marché bien plus dense en capitaux. Des atouts qui ont déjà coûté bien des start-up à la France.


3 month_ago
33



























.jpg)






French (CA)