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Trois syndicats de l'enseignement du Centre de services scolaire des Phares ont voulu envoyer un message clair à la veille de la rentrée scolaire. Une soixantaine de chaises vides ont été disposées dans une salle à Rimouski mardi matin afin d’illustrer symboliquement les diminutions de postes liées aux coupes budgétaires dans le réseau de l’éducation.
Les représentants du personnel enseignant, de soutien et professionnel ont interpellé les directions des centres de services scolaires à ce sujet.
La présidente du Syndicat de l’enseignement de la région de la Mitis, Sylvie Lefebvre, demande aussi aux candidats qui se présenteront aux élections provinciales de prendre position.
Nous, ce qu'on demande, c'est de la stabilité financière. On le sait, depuis des années, c'est un jeu de yoyo avec les budgets, avec les règles budgétaires. Ce qu'on veut, c'est que le prochain gouvernement s'engage à avoir un budget stable et qui suive les besoins des élèves, revendique-t-elle.
Le ministère de l’Éducation avait demandé, l’été dernier, de réduire les dépenses dans ce secteur de 570 millions de dollars. Devant la grogne, le gouvernement du Québec avait tenté de corriger le tir en injectant 540 millions de dollars supplémentaires.

Marie-Ève Leblanc (à gauche) représente le personnel de soutien, Jaques Belles-Isles (au centre) représente le personnel professionnel et Sylvie Lefebvre (à droite), le personnel enseignant.
Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix
La direction veut limiter l’impact sur les élèves
De son côté, le Centre de services scolaire des Phares reconnaît que le nombre de postes a diminué dans certaines catégories d'emploi cette année dans ce contexte budgétaire.
Le Centre de services scolaire des Phares indique, par écrit, qu’il ne reste que quelques affectations à temps partiel à combler. Pour le personnel enseignant, toutes nos classes ont un titulaire pour la rentrée. Il reste seulement quelques contrats à temps partiel à pourvoir dans certaines disciplines, explique sa coordonnatrice aux communications, Zoé Ross-Lévesque.

Comme bien des élèves au Québec, ceux du CCS de Kamouraska—Rivière-du-Loup auront leur première journée d'école mercredi. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs
Dans les décisions prises, notre priorité demeure de limiter le plus possible les impacts sur les services directs aux élèves.
Le nombre de postes à pourvoir pour le personnel de soutien et professionnel devrait être dévoilé mardi en milieu de journée.
La présidente du personnel de soutien scolaire des Phares, Marie-Ève Leblanc, soutient qu’aucun poste est vacant parmi ses membres, mais il n’y a pas de quoi se réjouir, selon elle.
[En ce qui a trait] au personnel de soutien, moi, tout est comblé présentement parce que j'ai eu des coupures de postes, donc j'en ai qui n’ont pas de poste. J'en ai qui n’ont pas eu d'affectation, donc ils vont aller se prendre des restes d'affectation, des remplacements temporaires, témoigne-t-elle.
Ce portrait est loin de calmer les ardeurs du président du Syndicat du personnel professionnel pour les Centres de services scolaires des Phares et des Monts-et-Marées, Jacques Belles-Isles. Moi je [vois] une catastrophe annoncée. Beaucoup de gens vont quitter le réseau, qui ont quitté le réseau, qu’on ne pourra pas les récupérer.
Ce sont des dommages qu'on fait maintenant, mais qui auront des répercussions sur les années à venir. Donc on va intervenir sur les urgences, mais beaucoup d'élèves vont être laissés pour compte, craint-il.
Plus de détails à venir.


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