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Laurent Nuñez a qualifié l’incendie qui ravage la Gironde de «feu convectif», un phénomène d’une ampleur selon lui inédite. Derrière ce terme technique se cache un mode de propagation violent et imprévisible, qui complique l’intervention des pompiers.
«On n’avait jamais vu ça, un feu convectif de cette ampleur.» Vendredi soir sur TF1, Laurent Nuñez a employé cette expression pour décrire l’incendie hors norme qui ravage la Gironde. «La sécurité civile française considère que l’on est confronté à une situation totalement inédite et en tout cas bien supérieure à ce que nous avons connu en 2022», a ajouté le ministre de l’Intérieur. Selon les derniers décomptes, le feu a parcouru au moins 22.000 hectares et détruit 53 maisons.
L’expression de «feu convectif» ne désigne ni l’origine du feu ni une catégorie particulière de végétation, mais une manière très spécifique pour un incendie de se comporter. Tout incendie produit une colonne d’air chaud ascendante. On parle toutefois de «feu convectif» lorsque les mouvements d’air engendrés par le brasier deviennent assez puissants pour jouer un rôle déterminant dans sa propagation.
L’incendie ne dépend alors plus seulement du vent qui souffle sur la région : il bouleverse lui-même les mouvements de l’air autour de lui. Comment un feu peut-il atteindre une telle puissance ? Et pourquoi ce basculement complique-t-il autant le travail des pompiers ?


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