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La Sherbrookoise Salomé Leuliette est partie en Indonésie en janvier. Elle devait revenir le 8 mars dernier, mais, contre son gré, elle s'y trouve toujours. Son vol ne cesse d'être retardé en raison de la guerre au Moyen-Orient.
L’espace aérien de plusieurs pays de cette portion du monde est fermé pour une durée indéterminée à cause du conflit, les avions sont donc cloués au sol.
Ce qu’elle déplore avant toute chose, c’est le manque de communication de la part de sa compagnie aérienne. Les seules communications qu’on a avec la compagnie aérienne, ce sont les courriels automatiques qui disent que les vols sont décalés à deux ou trois jours après.
Salomé explique qu’elle pourrait se faire rembourser, mais son vol n’est pas annulé en tant que tel pour le moment. Si je demande aujourd’hui à être remboursée, on ne sait pas si la guerre s’arrête demain et que je peux partir, je vais devoir m’acheter un billet.
Elle envisage maintenant de passer de l’autre côté du globe, par exemple par Séoul, autour du 26 mars. Ça représente 28 heures de vol jusqu’à sa destination, Paris. C’est un vol très dispendieux.
Prendre [un vol] à la dernière minute, presque du jour au lendemain, ça engage des dépenses qui sont vraiment importantes et, comme la situation n’est pas très claire pour tout le monde, ce ne sont pas des dépenses prises en compte par les assurances.
« Malgré les difficultés, il y a quand même du beau dans cette situation. »Elle reconnaît toutefois être dans une situation privilégiée. Il n’y a pas de risque pour ma vie ou celle des gens autour de moi. J’ai des finances qui suivent, j’ai du soutien, que ce soit au Canada ou en Europe avec mes parents.


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