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ÉDUCATION. Plus d’un an et demi après avoir mis en place les programmes pédagogiques particuliers (PPP) dans toutes ses écoles secondaires, le Centre de services scolaire des Chênes (CSSDC) dresse un bilan «largement positif» de sa première année.
Selon les chiffres fournis par l’organisation scolaire, 98,6 % des élèves prennent part à un des 29 PPP actuellement offerts dans les cinq établissements secondaires de Drummondville. De plus, 80 % des élèves qui fréquentent un PPP dans leur école de territoire disent aimer leur programme.
Il s’agit d’une des retombées des PPP dont le CSSDC a été capable de mesurer à court terme, selon sa directrice générale par intérim, Maude Trépanier. «Ce qu’on veut ensuite voir à moyen long terme, c’est l’impact sur la réussite des élèves. D’ici cinq ans, on espère voir une augmentation remarquable», fait-elle valoir.
Intérêt pour l’offre
Certains programmes ont suscité un engouement particulièrement marqué lors de la rentrée scolaire 2024-2025. Selon le CSSDC, les programmes focalisés autour des sciences, de l’éducation physique et des arts se sont démarqués par leur popularité, ce qui a même mené à une bonification de l’offre dans plusieurs établissements.
La directrice générale par intérim du CSSDC, Maude Trépanier. (Photo : Ghyslain Bergeron)Au début, chaque école a dû enrichir son offre de PPP, et ce, en retirant le processus de sélection académique pour y être admis. Dans le cas de Jean-Raimbault, le nombre est passé de trois (musique, danse et le GARAF) à six (Santé active, RenversArt et introduction à la programmation et la conception de jeux vidéo).
Pour sa directrice, Marie-Ève Chabot, l’intérêt pour les nouveaux PPP est si fort que l’équipe songe déjà à ouvrir des groupes pour les secondaires 4 et 5.
«On sent qu’il y a un sentiment d’appartenance de la part des élèves pour leur programme. Certains se promènent avec leur chandail de musique ou de danse dans les corridors notamment», met-elle en évidence.
Plus personne en «rien»
L’imposition des PPP dans toutes les écoles secondaires a fait en sorte qu’il n’y a aucun élève en régulier. La directrice de Jean-Raimbault observe chaque jour les retombées de ce changement.
«Je trouve ça intéressant de ne plus entendre qu’un élève est en “rien” ou en régulier. On l’entendait beaucoup avant l’arrivée des PPP. Jusqu’à maintenant, il n’y a que quelques élèves qui veulent vraiment être en “rien”, mais je leur dis que ce n’est pas possible», mentionne-t-elle.
La présidente du Comité de parents du CSSDC, Marie Pier Bessette, fait remarquer qu’il y a un clash entre les élèves qui sont passionnés par leur programme et d’autres qui ne s’y investissent peu, voire pas du tout. Étant elle-même mère de deux filles allant au secondaire, ses enfants lui font part de ces cas et que cela «mine leur motivation».
Marie-Ève Chabot est la directrice de l’école secondaire Jean-Raimbault. (Photo : Ghyslain Bergeron)«C’est un fait que je reçois de la part de plusieurs parents et il y a un questionnement à se faire là-dessus. Le but n’est pas de retourner à du régulier, mais de se demander si l’on devrait offrir à certains, par exemple, une [option] d’exploration où les six périodes d’un programme particulier permettraient de découvrir plusieurs disciplines. Cela permettrait au jeune de prendre une année afin de toucher à tout et peut-être réaliser qu’un aspect du programme l’attire davantage», explique Mme Bessette.
École de territoire
L’autre changement majeur apporté lors de la première année des PPP est le fait que tous les élèves fréquentent désormais leur école de territoire, comme c’était le cas avant l’arrivée des vocations particulières, autour des années 2000.
L’une des deux filles de Marie Pier Bessette a changé d’école lors de la rentrée de 2024. Même si elle a perdu son programme pour en joindre un autre, la transition a eu un avantage pour elle.
«Habiter dans un petit village comme Saint-Bonaventure fait en sorte qu’on connaît toute la population. Elle se rapatriait ainsi avec toutes ses amies en allant dans son école de territoire», souligne Marie Pier Bessette.
Ce changement a permis d’optimiser certains parcours effectués par les autobus scolaires du CSSDC. Toutefois, le retour aux écoles de territoire amène son lot de défis en ce qui a trait au transport des élèves et à la survie de certains PPP.
L’an deux
La deuxième année des PPP a débuté à l’automne dernier. Le CSSDC mentionne que celle-ci s’est amorcée avec «une série d’optimisations qui découlent directement des constats de la première».
On indique que chaque école a mis en place des mesures adaptées à sa réalité, dans un esprit de partage et de concertation inter-écoles. Par exemple, celles du Bosquet et de Jeanne-Mance ont ajouté un nouveau PPP à leur offre.
Du côté de Jean-Raimbault, un comité réunissant des membres du personnel des programmes particuliers a été mis sur pied. Cela a permis notamment un meilleur arrimage des différentes sorties culturelles afin d’éviter les conflits d’horaires.


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