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Une famille poursuit la Ville de Sherbrooke pour plus de 188 000 $ à la suite d’un accident survenu dans un parc de la ville à l’été 2023.
L’accident avait poussé la Ville à fermer les balançoires de 37 parcs.
Le 23 juillet 2023, une femme de 63 ans avait été blessée au parc Saint-Charles-Garnier, à Sherbrooke. Elle s’y trouvait avec sa petite-fille de sept ans lorsqu’un poteau métallique d’une balançoire s’était détaché et l’avait heurtée au visage, selon des documents déposés devant la Cour supérieure.

Un poteau métallique horizontal s'était détaché d'une balançoire au parc Saint-Charles-Garnier à Sherbrooke. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette
La femme avait subi plusieurs blessures, dont une commotion cérébrale [et] une lacération frontale gauche. La femme aurait aussi subi un choc au bas du dos et des dommages à certaines dents, selon la poursuite.
L’accident avait aussi eu des répercussions sur les membres de sa famille, qui poursuivent maintenant la Ville de Sherbrooke.
Des séquelles alléguées
La famille affirme que la femme conserve d'importantes séquelles depuis l'accident. Elle souffrirait notamment de vertiges, de pertes de mémoire et de douleurs chroniques au bas du dos.
Pour ces préjudices physiques et les autres conséquences alléguées de l'accident, la famille réclame 120 000 $.
La petite-fille de la femme, qui avait sept ans au moment des faits, réclame elle aussi une indemnisation. Ses parents demandent 35 000 $ en son nom.
Selon la demande, l’enfant aurait été profondément marquée après avoir vu sa grand-mère être blessée. Elle aurait vécu un grand stress et un traumatisme. Elle aurait notamment développé une crainte des parcs et des balançoires et ne voudrait plus s’en approcher.
Les parents réclament eux-mêmes 30 000 $.
Au moment de l'accident, ils se trouvaient à Punta Cana pour célébrer leur 10e anniversaire de mariage. Selon la poursuite, l’événement aurait gâché leurs vacances. Ils auraient vécu un sentiment d’inquiétude et d’impuissance puisqu'ils se trouvaient à l'extérieur du pays.
À leur retour, ils affirment également avoir dû réorganiser leur quotidien afin d’accompagner la grand-mère dans ses rendez-vous médicaux et de lui apporter du soutien.
Les faits n'ont pas encore été démontrés devant le tribunal. La date d'audience n'est pas encore connue.
Une entreprise appelée dans le dossier
La famille reproche à la Ville d’avoir commis une faute et […] fait preuve de négligence en n’assurant pas la sécurité de la balançoire.
De son côté, la Ville blâme Équipements récréatifs Jambette, qui avait installé les balançoires. Elle soutient que l’entreprise s’était engagée à tenir indemne la Ville de toute réclamation ou poursuite provenant de blessures causées à une personne.
Dans une déclaration transmise à Radio-Canada, l'entreprise Jambette affirme que la sécurité des enfants et des familles qui utilisent nos équipements est au cœur de notre travail. Jambette dit collaborer pleinement au processus en cours, mais ne souhaite pas commenter davantage le dossier en raison des procédures judiciaires.

L'entreprise Jambette dit collaborer « pleinement au processus en cours ». (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sébastien Vachon
La Ville de Sherbrooke a également refusé de commenter puisque le dossier est judiciarisé. Elle précise toutefois que le module au parc Saint-Charles-Garnier a été remplacé.
Le cabinet Lambert Avocats, qui représente la famille, n’a pas pu se rendre disponible pour une entrevue.
Au total, la famille réclame plus de 188 000 $ à la Ville de Sherbrooke.


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