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L’Union des municipalités du Québec (UMQ) promet de considérer les priorités de l’Abitibi-Témiscamingue dans sa plate-forme de revendications, qui sera préparée en vue des prochaines élections provinciales.
De passage dans la région mardi et mercredi, le président de l’UMQ et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, dit avoir bien entendu les élus municipaux qui réclament davantage d’autonomie et un meilleur régime fiscal.
On est tous conscients qu’on s’en va dans un mur avec la réalité financière des municipalités, affirme le président. On sort tous de nos budgets et on sait que les infrastructures ont besoin de mises à jour partout au Québec. On n’y arrivera pas si on n'a pas le financement.
Une table de l’UMQ, sur laquelle siégeront les anciens ministres des Finances, Nicolas Marceau et Monique Jérôme-Forget, se penchera dans les prochaines semaines sur des propositions en matière de fiscalité municipale.

Les élus de l'Abitibi-Témiscamingue réclament plus d'investissements de Québec en région au regard des redevances versées à la province. (Photo d'archives)
Photo : Capstone Mining
Des élus de la région, dont le maire de Val-d’Or, Serge Allard, militent pour une meilleure répartition des redevances liées aux ressources naturelles. Le maire croit aux chances de faire avancer cette idée en année électorale.
C’est une évidence que l’impôt foncier actuel ne permet pas aux villes de faire tout ce qu’elles ont besoin de faire, réitère-t-il. Mais si on attend qu’on nous l’offre ou qu’on nous le donne, on ne l’aura pas. Il faut qu’on le demande. On procure beaucoup au Québec et il va falloir qu’on nous écoute. On va vivre deux courses à la chefferie, suivies des élections provinciales. Les candidats et les partis devront se positionner. C’est le temps pour la région de se donner un pouvoir politique en travaillant ensemble.
Représentant de la région au sein du conseil de l’UMQ, le maire d’Amos Sébastien D’Astous est convaincu que la tournée du président permettra de mieux faire entendre la voix de la région.

Rencontre de l'UMQ à Val-d'Or en présence de plusieurs maires de l'Abitibi-Témiscamingue et du président et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay.
Photo : Radio-Canada / Clara Fortin
On a démontré que notre région comprend bien ses problématiques, souligne-t-il. C’est important qu’on ait une seule voix. On génère une profitabilité au Québec et ce qu’on veut, c’est une équité avec à travers les programmes. On a de grands besoins et on ne veut pas être une sous-région. Oui, l’UMQ aura des revendications nationales pour la campagne électorale, mais je suis convaincu qu’on pourra intégrer nos propositions. Agilité, économie et fiscalité, ça nous parle.
Le président de l’UMQ dit avoir entendu un consensus régional sur les infrastructures, mais aussi sur l’immigration. À ce sujet, Guillaume Tremblay dit appuyer la volonté de la région d’avoir son mot à dire sur ses seuils d’immigration.
On comprend bien la réalité et des entreprises qui sont menacées de fermeture parce qu’elles perdront des employés, affirme-t-il. Est-ce normal que le nombre de travailleurs étrangers soit décidé par Québec? Non. On croit que chaque région est capable de s’autodéterminer un nombre de personnes, en lien avec sa réalité et ses besoins. On préconise que ça soit décentralisé.


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