Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

"Une personne a écrit aux députés pour leur dire que je voulais éradiquer la race blanche. Mais vous m’avez vue ? Je ressemble à une salafiste?"

3 week_ago 73

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

"Reconnaissez-le… je ne ressemble pas à une gauchiste woke…" Dans sa maison d'Ixelles, Victoria-Maria Geyer termine un café, rejoint son atelier au troisième étage et prend le temps de revenir sur la polémique inédite qui l'a saisie en décembre 2025. Cinq mois plus tôt, cette architecte d'intérieur gagnait l'appel à projets lancé par la Ville de Bruxelles et l'archidiocèse pour repenser la crèche de la Grand-Place dont le modèle précédent tombait en ruine. "Nous devions répondre à de nombreuses contraintes budgétaires et physiques. Mais cela nous amusait de relever le challenge. Le gagner fut une grande surprise."

Intitulée "Étoffes de la Nativité", le projet pensé par Victoria-Maria et son équipe navigue entre la tradition la plus pure – les personnages et les animaux de la nativité placés sous une tente symbolisant les serres du château de Laeken – et un geste artistique audacieux : habillés d'étoffes de couleurs rappelant la tradition artisanale du pays en la matière, les personnages ne présentaient pas de visage afin que chacun puisse s'y reconnaître.

La crèche "Étoffes de la Nativité" qui avait déchaîné les passions à Noël ne sera plus exposée sur la Grand-Place de Bruxelles

Le mercredi 26 novembre, la crèche est installée sur la Grand-Place. C'est alors que, en quelques heures, la tempête se leva. "Le soir de l'installation, j'étais au théâtre. C'est en sortant que l'ouragan m'est tombé dessus. Je n'ai pas compris ce qui m'arrivait…", confie l'artiste. Sur son portable, des dizaines d'appels et de messages, notamment de journalistes qui cherchent à la joindre.

Dans les médias, les premières images de la crèche circulent et suscitent une polémique d'une ampleur rarement vue. La Belgique se déchire autour de ces personnages célébrés par les uns pour leur audace artistique et leur beauté esthétique, accusés par les autres d'être "woke", "non genrés" ou "carrément compatibles avec l'islam". Ambiance.

La guerre des visages

Le débat s'attache sur deux points plus particuliers. Le premier est politique et charrie un cocktail explosif : l'identité, les traditions, les racines, l'islam et le wokisme. Qui dit mieux ? Avec ses personnages sans visage et ses accents "inclusifs", la crèche signerait une soumission de Bruxelles aux prescrits islamistes qui – entre autres – refusent que l'on représente Dieu. "Noël charia-compatible sur la Grand-Place", écrit même sur le réseau X, le 27 novembre, l'anthropologue française Florence Bergeaud-Blackler. Il n'en faut pas davantage pour que la presse de droite et d'extrême droite embraye en France et ailleurs. Cette accusation de compatibilité avec l'islamisme ne tient cependant pas la longueur, alors que l'Église, l'artiste et la Ville donnent des précisions sur la démarche artistique – et non politique – qui a présidé au choix de la crèche.

L'autre pan de la polémique est beaucoup plus serré, costaud et étayé. Il est artistique et s'attache à l'absence de visage. "La Nativité n'est pas un mythe interchangeable, écrit La Libre, dans un éditorial, le 29 novembre. Son universalité ne vient pas de son abstraction, mais de la capacité du récit à dire quelque chose d'humain." "Le christianisme s'est construit sur un visage reçu, regrette l'historien d'art Pierre Téqui sur le site français Aleteia. Effacer le visage pour y projeter le sien, ce n'est plus l'incarnation qui s'offre à voir, c'est notre imaginaire qui se regarde lui-même."

En face, les partisans de la crèche ne se laissent pas démonter. "Cette crèche, je la trouve belle, écrit un internaute bruxellois. L'art n'a-t-il pas, de tout temps, eu pour fonction de bousculer les idées reçues ? Finalement, cette œuvre aura eu pour vertu de se poser cette question : qui est Jésus pour moi ?"

"Avec des boutons, d'autres bouts de tissus… nous avons essayé de donner un visage à ces personnages. Mais cela n'était pas concluant, ajoute l'artiste. On peut aimer ou non, mais nous ne pouvons pas entendre que ces personnages ne seraient pas catholiques. Des crèches sans visage existent depuis toujours. Vous en trouverez énormément sur Internet. Je le rappelle, notre intention était simple : imaginer une crèche dans laquelle chacun puisse se reconnaître. Les personnages sans expression figée exprimaient l'universalité au cœur de Noël."

Face à la polémique, l'institution catholique fait bloc à son tour. Luc Terlinden, archevêque de Malines-Bruxelles, et Benoît Lobet, le doyen de la cathédrale, ne cessent de défendre l'œuvre. Jusqu'à ferrailler avec le président du MR, Georges-Louis Bouchez, qui qualifiait de "zombies" les figurines d'étoffes. "Lorsque j'entends M. Bouchez dire qu'il voit dans ces figures quelque chose qui ressemble aux zombies de la gare du Midi, il nous rend service. Nous voulions rappeler à Noël le fait qu'environ 9 000 personnes dorment en rue dans la capitale et, parmi eux, des enfants. Aider les personnes vulnérables, c'est ça, les valeurs chrétiennes", soulignait Benoît Lobet.

"Fais comme la reine d'Angleterre"

Sous l'échange d'arguments légitimes, le débat devient rapidement hors de contrôle et se perd dans l'irrationnel des réseaux sociaux. "J'ai reçu un nombre incalculable de menaces de mort, raconte l'artiste. Une personne a écrit aux députés français pour leur dire que je voulais éradiquer la race blanche. Mais vous m'avez vue ? Je ressemble à une salafiste ? Par la poste, j'ai reçu un niqab pour que je m'habille en cohérence avec mes idées. Cela a été très dur. Mais j'ai pu m'appuyer sur un soutien extraordinaire du clergé, du bourgmestre de Bruxelles Philippe Close (PS), de son équipe, de nombreux Bruxellois… Mon mari, ma famille et mes associés m'ont aussi beaucoup protégée."

Au cœur de la polémique, Victoria-Maria Geyer reçoit les conseils d'un spécialiste de la communication de crise. "'Fais comme la reine d'Angleterre', m'a-t-il dit. 'Never explain, never complain – ne jamais s'expliquer, ne jamais se plaindre. Surtout, ne te lance pas dans le débat. Il est devenu irrationnel. Personne n'est prêt à écouter tes arguments… Continue ton chemin et tiens bon. Tu verras, ce qui se passe sera positif. En une nuit, tu es passée d'architecte d'intérieur à artiste.'"

"J'ai pu saluer le Pape"

Aujourd'hui, Victoria-Maria Geyer regrette l'attitude de journalistes et de politiques qui ont politisé et instrumentalisé cette polémique. "Même la télé australienne s'en est emparée… Jamais je n'aurais cru que cette crèche soit si explosive."

Le projet était budgétisé à hauteur de 58 000 euros pour une crèche qui devait rester cinq ans sur la Grand-Place. "J'ai cependant demandé à la Ville de Bruxelles qu'elle ne soit plus installée en décembre, confie l'artiste. Le bourgmestre a compris. Ma crèche sera installée à l'église Notre-Dame du Bon Secours. Elle rentre dans le patrimoine belge. J'en suis fière et heureuse. Enfin, grâce à Mgr Coppola, le nonce apostolique en Belgique [NdlR : l'ambassadeur du Pape], qui m'a soutenue, j'ai pu saluer sur la place Saint-Pierre à Rome le pape Léon à la fin du mois d'avril. Ce fut une grande joie. En définitive, je suis heureuse du parcours et des rencontres réalisées suite à ce projet. Cette histoire m'a aussi appris à prendre de la distance avec ce qui se dit et s'écrit en ligne pour ne retenir que la profondeur des échanges vécus."

Le vol du petit Jésus

"C'est en août que l'on a su que nous avions gagné l'appel d'offres, raconte encore l'artiste. Et d'août à novembre, la commune m'a appelée plusieurs fois pour me rappeler de préparer plusieurs petits Jésus. Pourquoi ? Parce que depuis une vingtaine d'années, un petit groupe franchit les barrières de nuit et vole l'effigie de Jésus. C'est devenu une tradition, un folklore potache, très belge. Deux jours après l'installation, cela n'a pas manqué : la tête de Jésus fut chipée. Ce qui m'a sidérée, ce fut alors de voir les titres de la presse internationale qui ne connaissait rien au sujet, qui soulignait que l'on décapitait Jésus à Bruxelles, qui y voyait tous les complots possibles. Une fois de plus, par méconnaissance, on politisait et on enflammait une polémique. "

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway