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Le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres. Si personne ne se réjouira de la blessure de Marie-Philip Poulin, son absence permet tout de même à l’attaquante Catherine Dubois d’obtenir une promotion sur le premier trio.
La capitaine s’est blessée à la jambe droite lors du match de dimanche dernier, tout comme elle l’avait fait lors du premier match du Canada aux Jeux olympiques de Milan-Cortina. Poulin n’a pas patiné depuis, mais continue de subir des traitements et de pédaler sur un vélo stationnaire. L’entraîneuse-chef Kori Cheverie n’a pas donné de détails quant à son état de santé, mentionnant seulement qu’elle était toujours sous évalution et confirmant du même coup qu’elle ne participerait pas au match de jeudi.
En son absence, c’est donc Catherine Dubois qui s’est retrouvée aux côtés d'Abby Roque et de Laura Stacey. Un choix qui peut paraître surprenant alors que la Québécoise avait été laissée de côté à deux reprises et avait débuté la rencontre comme 13e attaquante.
Nous nous sommes fiés à l’historique et les données que nous avons par rapport à Dubois, a expliqué l’entraîneuse-chef. Elle a l’habileté de jouer partout dans la formation et c’est pourquoi elle était 13e attaquante. Ça semblait un bon choix d’amener Dubois et de bouger Roque au centre. Nous savons que Dubois va jouer physique, qu’elle va foncer au filet et se placer devant la gardienne. Avec un trio qui produit beaucoup en zone offensive, ce sont des éléments importants.
N’empêche que la capacité d’adaptation de Dubois est mise à rude épreuve. De son propre aveu, la situation n’est pas toujours facile à gérer.
C’est une montage russe d’émotions, a-t-elle reconnu.. Il y a des journées où c’est plus dur mentalement et d’autres où ça va mieux. J’essaie de prendre ça une journée à la fois. Je ne pouvais pas espérer meilleure opportunité. C’est à moi de la saisir et de jouer le meilleur hockey que je peux.
À l’entraînement, on a pu apercevoir à plusieurs reprises l’entraîneuse et la joueuse en discussion. Il a été question de stratégie de jeu, mais surtout, de cette confiance peut-être à rebâtir dans le cas de Dubois.
Nous avons des discussions par rapport à comment je me sens et ce qu’elle attend de moi. Les entraîneurs essaient que j’aie confiance en moi parce que je pense que c’est quand j’ai confiance que je joue mon meilleur hockey, a avoué Dubois.
Nous voulons l’encourager à trouver les éléments qu’elle fait bien. Il y a toujours des choses à améliorer pour toutes les joueuses, mais je pense que c’est un équilibre, une question de trouver ses forces et l’amener à optimiser celles-ci. Elle a eu une opportunité lors du dernier match et elle l’a saisie, a ajouté Cheverie.
Sur le but d’Abby Roque, dimanche, Catherine Dubois n’a peut-être pas récolté de point, mais elle était placée directement devant la gardienne adverse. Un jeu qui n’est pas passé inaperçu et que ses coéquipières et entraîneuses n’ont pas manqué de souligner.
Mon jeu est simple. Il ne faut pas que j’essaie d’en faire trop. Avec mon gabarit, je peux leur créer de l’espace, foncer au filet et cacher la gardienne, gagner toutes mes batailles pour la redonner à Abby (Roque) qui a pleins d’habiletés et à Laura (Stacey) pour faire des buts.
Ce n’est pas facile quand tu joues comme 13e attaquante et tout à coup, tu joues de grosses minutes. Elle est restée fidèle à son style de jeu. Elle apporte beaucoup de valeur à notre trio, a affirmé Laura Stacey.
Leçons à tirer
Lors du dernier match, Montréal semblait filer vers une victoire facile avec une avance une avance de 3-0 en début de troisième période. Boston est finalement revenu dans le match, pour l’emporter 4-3 en prolongation.
Bien que l’équipe aurait aimé obtenir un résultat différent, elle voit cette défaite comme une occasion d’apprentissage en prévision de la fin de saison et surtout, des séries éliminatoires.
Il faut travailler notre cinq contre six et c’est ce que nous avons fait. En même temps, c’est une saison de plus de 30 matchs, c’est la meilleure équipe et nous nous battons pour le premier rang. Nous savions que ça n’allait pas être facile. Il faut apprendre de cette défaite, mais il faut tourner la page. Nous avons fait de bonnes choses et nous avons quand même marqué trois buts contre Aerin Frankell, a souligné Stacey.
Après avoir affronté la meilleure équipe dimanche, la Victoire recevra le pire club, jeudi, à la Place Bell. Erin Ambrose, qui n’a pas joué depuis la finale olympiques, a patiné tous les jours cette semaine, mais l’entraîneuse-chef n’a pas voulu confirmer si elle était prête à effectuer un retour au jeu.
Déjà dernier au classement, le Torrent de Seattle doit maintenant se passer des services d’Hilary Knight, Hannah Bilka et Cayla Barnes. Mais peu importe l’adversaire, pas question pour Montréal de changer son approche.
Nous avons un but en tête et pour l’atteindre, il faut attaquer tous les matchs avec la même intensité, a lancé Stacey.


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