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Les températures très supérieures aux normales saisonnières sur les Rocheuses, les plaines du nord et le sud-est vont ensuite s’étendre sur l’ouest et le centre du pays, menaçant d’entraver la lutte contre les incendies.

A la Grande Foire américaine, sur le National Mall, à Washington, le 4 juillet 2026. A la Grande Foire américaine, sur le National Mall, à Washington, le 4 juillet 2026.

Environ 44 millions d’Américains sont sous alerte canicule, samedi 11 juillet, une nouvelle vague de chaleur s’installant sur les Rocheuses et les plaines du nord des Etats-Unis, avec des températures maximales attendues au-dessus des 38 °C. Bien supérieures aux normales saisonnières, elles pourraient même battre dans le week-end des records historiques, notamment à Salt Lake City, capitale de l’Utah, ont averti les services météorologiques américains (NWS).

Dimanche, journée qui devrait être la plus chaude, le mercure devrait ainsi osciller au plus chaud entre 38 °C et 43 °C dans plusieurs Etats du nord du pays, soit des températures supérieures de 8 à 13 °C aux normales saisonnières.

Cette « vague de chaleur dangereuse », selon les NWS, s’étendra ensuite dans l’ouest et le centre du pays la semaine prochaine, de quoi compliquer la vie de millions de personnes mais aussi entraver la lutte contre les vastes incendies qui ravagent actuellement le Colorado et l’Utah.

43 °C ressentis à Miami

Des températures extrêmes menacent également samedi le sud-est des Etats-Unis, dont la Floride, et promettaient de peser sur le duel Angleterre-Norvège en quarts de finale du Mondial 2026. A 17 heures locales, heure du coup d’envoi, la température ressentie à Miami devait atteindre les 43°C en raison de l’humidité dans l’air. Le stade ne dispose pas de climatisation.

Cette vague de chaleur succède à une précédente canicule qui a suffoqué l’Est des Etats-Unis début juillet, poussant le mercure vers les 40 °C dans certaines villes comme New York et Philadelphie et pesant déjà lourd sur les pelouses des stades de la Coupe du monde. A Philadelphie, le match entre la France et le Paraguay samedi 4 juillet s’était déroulé dans une chaleur accablante, et la question de son report avait été un temps évoquée.

Cette nouvelle canicule américaine intervient également alors que l’Europe occidentale vient de connaître le mois de juin le plus chaud jamais enregistré. Les chaleurs extrêmes qui se sont abattues sur la région fin juin ont fait au moins 1 300 morts, selon l’OMS.

Partout dans le monde, les vagues de chaleur deviennent plus intenses et plus fréquentes en raison du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz.

Le Monde avec AFP