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La saison de mise bas, soit la période de l’année la plus intense pour les producteurs de bovins, pourrait être raccourcie grâce à une nouvelle découverte faite par des chercheurs de l’Université de la Saskatchewan.
Cetrorelix, un médicament hormonal utilisé par les humains pour la fécondation in vitro, pourrait bientôt être utilisé pour le bétail, car les recherches faites par des scientifiques ont démontré son efficacité dans ce domaine.

Jaswant Singh est expert en médecine vétérinaire et chercheur à l’Université de la Saskatchewan
Photo : CBC/Travis Reddaway
Jaswant Singh, un expert en médecine vétérinaire et chercheur à l’Université de la Saskatchewan, a fait cette découverte par hasard, il y a 8 ans. Il a aussi salué le travail de recherche de Dylan Farmer et Carlos Leonardi, deux étudiants de cycle supérieur.
On a fait des essais sur 200 vaches et cela a bien fonctionné, dit Jaswant Singh. Nous sommes très excités de savoir que ce médicament sera bientôt disponible. C’est encore à la phase de découverte.
Le médicament agit comme une méthode de synchronisation de l'ovulation, ce qui permet aux vaches d’être enceintes par fécondation in vitro pendant une courte période. Comme les vaches tombent enceintes en même temps, cela leur permet de mettre bas pendant la même période.
En réduisant la saison de mise bas d’un mois ou deux, on peut réduire le coût de main-d'œuvre et mieux gérer les animaux, affirme Jaswant Singh. Si les veaux naissent plus tôt…leur poids de sevrage sera plus élevé…Le producteur aura plus d’argent dans sa poche.
Garner Deobald est un éleveur de bovins et est le directeur de la commercialisation de BoviGen Genetic Services, le plus grand centre de procréation de bovins en Saskatchewan.
Il affirme que, si le médicament hormonal Cetrorelix fait ses preuves, il n’hésitera pas à l’utiliser sur sa ferme et le recommandera aux clients de BoviGen.
Si les résultats sont bons, c’est un outil qu’on pourrait utiliser, dit Garner Deobald. Ces choses sont d’intérêt pour les gens. Ils vont faire des recherches et voir comment l’incorporer dans leurs opérations.
Nous espérons que les producteurs utiliseront cet outil et auront recours à l’insémination artificielle, ajoute Jaswant Singh. On veut que ce soit utilisé non seulement pour les producteurs saskatchewanais, mais aussi à travers le monde.
Avec les informations d’Alex Kozroski


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