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Des rumeurs de fermeture planent sur l'entreprise Bestar, située à Lac-Mégantic, en Estrie. Radio-Canada a toutefois appris que des projets de dernière minute pour le fabricant de meubles pourraient changer la donne.
Les prochaines 24 à 48 heures seront déterminantes pour l'avenir de l'entreprise, qui compte environ 175 employés incluant des cadres.
La fermeture des usines du fabricant de meubles South Shore a eu des échos jusqu’à Lac-Mégantic.
Les employés de l’usine Bestar, un autre joueur de l’industrie du meuble, sont inquiets, d’autant plus que le député conservateur de Mégantic-L'Érable-Lotbinière, Luc Berthold, a publié un message sur ces réseaux sociaux mardi matin en évoquant une fin des activités chez Bestar.
Radio-Canada a appris qu’il y a une option de continuité sur la table, des tractations en coulisses seraient en cours pour sauver l’entreprise, un fleuron de la région.
Sur place, les employés sont peu bavards mais gardent espoir. « Ils sont quand même pas si pire aujourd'hui. On se tient tous la main ensemble et on s'aide. Ça va quand même pas si pire », mentionne l'un d'entre eux.
Le contexte économique actuel est difficile dans plusieurs secteurs d’activité, notamment dans l’industrie du meuble. Bestar n’est pas soumis aux tarifs, mais a connu une baisse importante de ses ventes après la pandémie.
Chez South Shore, la fermeture est attribuable aux mesures du président américain.
Le député Luc Berthold, a expliqué que sa sortie sur les réseaux sociaux mardi matin visait à dénoncer cette situation inquiétante en plus de mettre de la pression sur le gouvernement de Mark Carney.
Si je l’ai fait, c’est pour lancer un signal d’alarme, parce qu’on doit absolument faire en sorte que nos entreprises qui fabriquent des meubles ne soient pas concurrencées illégalement d'une manière qui n’est pas correcte par d’autres pays qui profitent du Canada et de son laxisme pour écouler leur marchandise sur notre marché.

Des employés de l'entreprise Bestar sont inquiets.
Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette
M. Berthold n’a pas été en mesure d’entrer en contact avec la direction de Bestar. Selon lui, des employés de l’entreprise lui ont toutefois écrit pour exprimer leurs inquiétudes.
Tout ce que je peux faire, c'est ce que j'ai tenté de faire avec le ministre des Finances, depuis le mois de février, c'est-à-dire le sensibiliser à l'industrie de la transformation du bois au Québec. On est dans une situation très grave, urgente. Malheureusement, pendant plusieurs semaines, je n'ai pas eu de réponse.
Je dois dire que je suis très déçu du premier ministre libéral Carney, qui avait promis de s'entendre avec les États-Unis sur les tarifs pour juillet 2025.
Le Tribunal canadien du commerce extérieur a annoncé, la semaine dernière, qu’il mènera une enquête afin de savoir si le Canada est bel et bien victime de dumping asiatique. Malheureusement, le résultat de cette enquête de sauvegarde là pourrait n'arriver qu'en janvier 2027 et c'est maintenant qu'on subit des fermetures, déplore Luc Berthold.
M. Berthold affirme que c'est tout un écosystème présentement qui est en péril au Québec, particulièrement l'industrie du meuble.
On a des entreprises qui sont dans la fabrication de meubles dans à peu près toutes les régions au Québec. J'aimerais qu'on traite l'industrie du bois, de la transformation du bois de la même manière qu'on a traité l'acier et l'aluminium au cours des dernières semaines, depuis l'élection du président Trump et l'imposition de tarifs, insiste-t-il.


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