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Des dizaines de policiers, militaires, professionnels de la santé mentale et citoyens ont pris part samedi à la marche annuelle de sensibilisation au trouble de stress post-traumatique (TSPT), organisée samedi par le comité de bien-être Blue Balance du Service de police du Grand Sudbury.
L’objectif était de rappeler que le TSPT peut toucher tout le monde, même si les premiers répondants y sont particulièrement exposés en raison des événements traumatiques auxquels ils font face dans leur travail.

Des dizaines de citoyens ont également pris part à la marche samedi.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Pour Ryan Hutton, agent de police et membre de l’équipe de santé mentale du Service de police du Grand Sudbury, cette journée est avant tout une occasion de faire tomber les préjugés.
La sensibilisation au syndrome de stress post-traumatique prend de plus en plus d’importance. Elle permet de faire comprendre que des personnes de tous horizons, qu’il s’agisse de secouristes ou de directeurs de banque, peuvent être confrontées à ces problèmes, dit-il.

Ryan Hutton est agent de police et membre de l’équipe de santé mentale du Service de police du Grand Sudbury
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Selon lui, un traumatisme peut être causé par une multitude de situations, qu’il s’agisse d’un deuil, d’une intervention chirurgicale, d’un accident ou encore d’importantes difficultés personnelles.
Plus nous parvenons à sensibiliser le public à cette question, plus nous pouvons faire comprendre aux gens qu’ils ne sont pas seuls […] et plus il leur sera facile d’aller chercher de l’aide.
Toutes les blessures ne sont pas visibles
Parmi les participants figurait Dee Stinson Clement, survivante du TSPT. Pour elle, cette marche est importante parce qu’elle permet aux personnes qui souffrent de se sentir soutenues.
En tant que personne ayant surmonté un syndrome de stress post-traumatique, je trouve que tout type de soutien que l’on peut recevoir de qui que ce soit est tout simplement formidable , souligne-t-elle.

Dee Stinson Clement est membre de Citoyens en patrouille du Service de police du Grand Sudbury.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Toutes les blessures ne sont pas visibles. On ne sait jamais qui souffre de quoi à un moment donné, poursuit-elle.
Aujourd’hui, elle affirme avoir retrouvé peu à peu sa place dans la communauté grâce à son engagement au sein du programme Citoyens en patrouille du Service de police du Grand Sudbury.
Si vous souffrez de stress post-traumatique, n’hésitez pas à demander de l’aide. Ne soyez pas gêné, ne soyez pas timide, n’ayez pas honte. Demandez de l’aide. Il y a toujours quelqu’un pour vous aider, sans vous juger.

Lors de son discours, le policier Ryan Hutton a insisté sur le fait que demander de l’aide ne devrait jamais être perçu comme une faiblesse.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Partenaire de l’événement, l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) de Sudbury-Manitoulin était également sur place. Sa spécialiste en marketing et communications, Dana Fragomeni, estime que ces activités permettent de normaliser les discussions sur la santé mentale.
Vous n’êtes pas seul. Il y a tant de personnes au sein de cette communauté, tant d’associations qui sont là pour vous aider.

Dana Fragomeni est spécialiste en marketing et communications à l’ACSM
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Les fonds recueillis lors de la marche serviront à soutenir les programmes de santé mentale de Wounded Warriors Canada destinés aux premiers répondants, aux militaires et à leurs familles.


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