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Une juge fédérale a autorisé, mardi 23 décembre, l'administration Trump à appliquer des frais de 100 000 dollars pour des visas de travail très utilisés dans le domaine technologique, un coup dur pour ce secteur. Le président américain, Donald Trump, a annoncé en septembre cette mesure portant sur les visas H-1B, qui permettent à des travailleurs étrangers aux qualifications précises (scientifiques, ingénieurs et programmateurs informatiques entre autres) de venir travailler aux Etats-Unis.
Depuis son premier mandat, le républicain affiche sa volonté de limiter ces visas afin de donner la priorité aux travailleurs américains. La mesure a provoqué une levée de boucliers dans les secteurs qui y ont largement recours, notamment dans la tech, mais aussi auprès de pays fortement concernés comme l'Inde. La Chambre de commerce des Etats-Unis a saisi la justice avec l'Association des universités américaines (AAU), estimant notamment que cette décision n'était pas du ressort de Donald Trump. Les détenteurs de ces visas contribuent "énormément à la productivité, à la prospérité et à l'innovation américaines", défendent-elles.
Dans sa décision, consultée par l'AFP, la juge fédérale Beryl Howell relève que "le Congrès a accordé au président de larges pouvoirs statutaires, dont il s'est servi pour promulguer la proclamation afin de traiter, de la manière qu'il juge appropriée, un problème qu'il estime relever de la sécurité économique et nationale". La décision "et sa mise en œuvre sont légales et résistent donc aux recours des plaignants", conclut-elle. Le visa H-1B a été créé pour permettre aux employeurs de parrainer des travailleurs étrangers très spécialisés, et dont les qualifications sont peu répandues aux Etats-Unis. Les États-Unis délivrent 85 000 visas H-1B par an.


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