NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La Société des traversiers du Québec (STQ) modifie les horaires de la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout pour différentes périodes de l’année.
L’horaire haute saison s'appliquera désormais du 8 juin au 13 septembre seulement, alors qu'il s'échelonnait auparavant du 20 mai au 13 octobre. Il s’agit d’une réduction du service de haute saison d’environ sept semaines.
Il y aura également des changements à prévoir durant la basse saison, notamment du 4 janvier au 31 mars, où l’offre de service sera réduite à un seul départ le lundi et le mercredi. Ces deux journées comptaient deux départs la saison dernière.
La STQ n’a pas voulu accorder d’entrevue sur le sujet, mais indique, dans un communiqué, avoir adapté son horaire après une analyse des besoins de ses clients, afin d’optimiser les ressources financières et humaines.
Le député de René-Lévesque, Yves Montigny, confirme les intentions de la société d’État, en ajoutant qu’elle cherche à se donner une marge de manœuvre financière.
On cherche, à la direction des traverses, à être capable de s’adapter à la clientèle, aux besoins, puis à l’achalandage. Donc, ils ont une flexibilité à la traverse pour être capables d’adapter leurs horaires en fonction des besoins, précise l’élu nord-côtier.
Quand il y a peu d’usagers, on ne traverse pas. On se garde des sommes budgétaires pour être capable d’augmenter la traverse dans un moment où il y aura des besoins.

Le député de René-Lévesque, Yves Montigny (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Entre déception et nuances
Le maire de Godbout, Guy Côté, ne cache pas sa déception face à cette modification, qui représente, d’après ses calculs, 40 traverses de moins par an dans sa municipalité.
Il témoigne déjà d’un impact sur les huit travailleurs de la STQ basés à Godbout.
Les trois travailleurs occasionnels ont donné leur démission parce qu’ils ne feront plus assez de temps pour recevoir les prestations de l’assurance emploi. Maintenant, pour les cinq permanents, on leur offre d’aller travailler à Baie-Comeau pour compléter leur horaire, déplore M. Côté.
Sur la Côte-Nord, c’est comme si on vivait sur une île, on s’y rend par des traversiers. On veut se désenclaver, mais on s’enclave encore plus en faisant ça.

Guy Côté est le maire de Godbout. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alban Normandin
Le préfet de Manicouagan, Guillaume Tremblay, est aussi d’avis que cette décision nuit à sa région en venant lui mettre des bâtons dans les roues et freiner le développement.
Chaque fois qu’on réduit la possibilité d’avoir accès à notre territoire, c’est sûr que ça a un impact économique important, pour le transport des biens et des services, pour le transport des travailleurs et pour l'attractivité de notre région pour les touristes, fait valoir M. Tremblay.

Guillaume Tremblay est le préfet de la MRC de Manicouagan. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Nazdar Roy
De l’autre côté du fleuve, le maire de Matane ne voit pas cette modification comme une réduction du service de traversier à proprement parler.
En réalité, l’an passé, la haute saison comme telle se terminait plus aux alentours du 1er septembre. Du 1er septembre au 13 octobre, les fins de semaine, il n’y avait pas de traversées supplémentaires, tandis que là, il va y en avoir jusqu’au 13 septembre, nuance Eddy Métivier.
Je trouve ça bien qu’ils se soient adaptés au congé de la fête du Travail et à l’achalandage du mois de septembre, surtout avec le tourisme européen.

Le maire de Matane, Eddy Métivier (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Myriam Ouellette
En marge de la modification des horaires, la STQ ajuste dès mercredi ses tarifs pour les traversées de la prochaine année. Cette augmentation est d’un peu plus de 2 %.
Avec la collaboration de Nicolas Bougeard


2 month_ago
63



























.jpg)






French (CA)