NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk a inauguré vendredi le parc à camions qui constitue la première phase de sa halte routière multiservice à Kataskomiq, en bordure de l’autoroute 85. Ce projet, évalué à 20 millions de dollars, a pour objectif de transformer ce territoire inhabité en lieu accueillant où les visiteurs pourront découvrir la culture des Wolastoqiyik.
La directrice aux projets et aux infrastructures de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, Esther Blier, voit dans la halte multiservice, annoncée il y a quelques années, plus qu’un lieu de ravitaillement.
Pour nous, c'est un pôle d'orientation, c'est un pôle d'information touristique sur le Wolastokuk, notre territoire ancestral. On veut vraiment en faire une halte expérientielle, exprime-t-elle.
Pour l'instant, il n'y a qu'une station-service et des toilettes temporaires sur place, mais la halte sera améliorée au cours des prochaines années.

La station-service de la halte routière mise en place par la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk en bordure de l'autoroute 85 a été inaugurée vendredi matin.
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel
Actuellement, on a, je crois, 8 millions de dollars d'investis. Je crois qu'une fois [les travaux] terminés, ça devrait être aux alentours de 20, 25 millions de dollars, a expliqué le chef Jacques Tremblay.

Une fois terminée, la halte offrira plusieurs services aux usagers de l'autoroute 85 et du sentier Petit Témis.
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel
C'est un projet où les gens vont pouvoir venir se reposer, ajoute Esther Blier. Les enfants vont venir jouer dans le parc pour les enfants. Ils vont même avoir un parc à chiens en forme de loup.
La députée de Rivière-du-Loup–Témiscouata et ministre du Tourisme, Amélie Dionne, croit que la halte de Kataskomiq pourrait devenir un attrait important pour la région.
On sait que le tourisme autochtone est en forte croissance au Québec; 89 % des visiteurs de l'extérieur souhaitent vivre une expérience autochtone.
Esther Blier note que le projet comporte son lot de défis, notamment pour l’accès à l’eau potable.
La station de ravitaillement pour les camionneurs n'a pas besoin d'eau, donc ça nous a permis d'avancer tout de suite les travaux, explique-t-elle. À la suite d'importantes recherches, une source d'eau a finalement été identifiée pour les prochaines phases du projet, indique Mme Blier.

Le parc à camions a été inauguré en présence des ministres Amélie Dionne et Ian Lafrenière.
Photo : Radio-Canada / Andréanne Lebel
La Première Nation planifie maintenant la conception du bâtiment de service pour l'alimentation en eau potable et le traitement de nos eaux usées, précise Esther Blier.
Un pied de nez à l’histoire
C'est vrai que, à l'époque, c'était une terre de roches, comme le dit son nom, Kataskomiq [qui signifie] une terre de roche, une terre aride, rappelle le grand chef de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, Jacques Tremblay. Cette terre de roches a d'ailleurs amené son lot de défis pour construire la halte routière.

La réserve Kataskomiq (en rouge), anciennement connue sous le nom de Withworth, est située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Rivière-du-Loup.
Photo : Radio-Canada / Simon Rail-Laplante
Il souligne que le projet de l’autoroute aura permis d’enfin développer ce territoire qui a longtemps été considéré comme un cadeau empoisonné de la part du gouvernement.
Le ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière, partage ce constat.
[Kataskomiq], c'était un mauvais cadeau qui avait été fait à l'époque [aux Wolastoqiyik], et, aujourd'hui, ils ont réussi [...] à faire quelque chose qui va faire fructifier le terrain qui leur avait été donné. C'est un beau pied de nez à l'histoire.
Le grand chef Jacques Tremblay estime que le projet sera terminé en 2028. On évalue qu'il sera visité par près de 1,4 million de véhicules annuellement, et permettra la création de 50 emplois directs et 75 emplois indirects.
Il espère que cela inspirera d'autres Premières Nations à réaliser des projets semblables.
Avec les informations de Véronique Duval et d'Andréanne Lebel


2 week_ago
24



























.jpg)






French (CA)