NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
MILAN – À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Et péril il y a eu.
Le Canada a été poussé dans ses derniers retranchements en quarts de finale, mercredi, face à une équipe de la Tchéquie qui ne lui cédait pas un pouce et qui a vraiment été soulevée par ses meilleurs joueurs.
Les protégés de Jon Cooper avaient traversé la phase préliminaire sans être inquiétés une seule seconde. La formation ne manque pas d’expérience, elle regorge de champions de la Coupe Stanley, mais être exposé dans un cadre olympique à être renvoyé chez soi en cas de défaite est une chose que la quasi-totalité de l’équipe n’avait jamais vécue.
C’est sa réponse à l’adversité qui lui a permis de sortir des câbles et de battre l’étonnante Tchéquie 4-3 en prolongation.
Ç’a été bon pour nous, a commenté le jeune Macklin Celebrini quelques minutes après que Mitch Marner eut procuré la victoire au Canada.
Évidemment, on ne veut jamais être en retard dans un match, mais ça nous a permis de bâtir notre résilience et notre caractère. On sait qu’on peut gérer n’importe quelle situation. Il y a des choses qu’on va vouloir nettoyer pour éviter d’être en déficit la prochaine fois, mais c’est un bon apprentissage.
Crosby blessé
Peut-être ont-ils douté, mais ils ne l’admettront pas.
Peut-être craignent-ils pour Sidney Crosby, mais ils ne l’admettront pas non plus.
Le capitaine s’est blessé en milieu de rencontre et il n’est pas revenu par la suite. Crosby était manifestement ciblé par les Tchèques en deuxième période, et ceux-ci ne se sont pas gênés.
Le vétéran Ondrej Palat lui a d’abord fait faire un vol plané qui l’a fait atterrir dans la bande, une obstruction qui n’a jamais été sanctionnée.
Quelques minutes plus tard, la mise en échec frontale de Radko Gudas a fait plier le genou droit de Crosby d’une drôle de façon au moment de sa chute. Il s’est relevé, seulement pour être frappé à nouveau par Gudas quelques instants plus tard, cette fois accompagné de Martin Necas dans sa manœuvre.
Au sortir de ce contact, quelque chose a semblé lâcher dans la jambe droite de Crosby.

0:29
Sidney Crosby est rentré au vestiaire après une mise en échec de Radko Gudas.
Photo : Getty Images / Bruce Bennett
Ce n’est pas tant le fait que le Canada perdait 2-1 après la première période que de voir Crosby retraiter lentement au vestiaire qui a semblé sonner le ralliement.
L’équipe était brouillonne depuis le début du match, mais c’est comme si le départ de Crosby avait immédiatement dissipé le brouillard. À défaut de compter, le Canada a retrouvé tout son élan pour le reste de la deuxième période.
Crosby attendait ses coéquipiers dans le vestiaire au terme du deuxième vingt et il leur a donné quelques mots d’encouragement.
La conclusion à laquelle les joueurs en sont arrivés?
Il n’était pas question que ce soit le dernier match de Sid, a confié l’entraîneur-chef Jon Cooper.
Une part du mérite revient aux Tchèques, qui ont redoublé d’ardeur en troisième pour éviter qu’un sursaut émotif des Canadiens les engloutisse.
Même que la victoire leur a fait des clins d’œil invitants après que Palat eut fait 3-2 sur une séquence controversée, durant laquelle il y avait bel et bien six patineurs tchèques sur la glace.

0:40
Ondrej Palat marque en fin de troisième période pour donner les devants à la Tchéquie. Ces derniers avaient six joueurs sur la glace.
Photo : afp via getty images / ALEXANDER NEMENOV
Le Canada a regardé au fond du précipice, le temps de voir que sa route menaçait de s’arrêter en quarts de finale.
Mais il n’a pas perdu pied en le faisant.
Et il a quelques joueurs à remercier pour cela.
La patience dans l’urgence
Il y a plusieurs choses qui définissent une équipe championne, mais la capacité à garder son sang-froid dans les moments cruciaux est déterminante.
Ce n’est pas juste une question d’habiletés, ou d’avoir collectionné les pointages convaincants auparavant. Quand il s’agit de se battre pour sa survie et qu’on vous demande de tendre la main devant vous, va-t-elle trembler ou rester immobile?
C’est une chose de rester calme quand l’adversaire prend les devants après 20 minutes, que David Pastrnak a choisi cette journée précise pour redevenir la supervedette qu’il est dans la LNH et que les choses cessent de couler de source dès que Connor McDavid quitte la patinoire.
Ç’en est une autre de rester calme à la toute fin, quand il faut absolument marquer et que même l’écran géant commence à faire tic-tac.
On ne savait pas quand le but viendrait et on ne devait pas forcer les choses pour le marquer obligatoirement dans les cinq premières minutes de la période, a rappelé Cooper. Ça pouvait très bien se produire dans les cinq dernières… et c’est en plein ce qui est arrivé.
Ce que ce match aura montré du côté canadien, c’est que les héros en ce genre de circonstances peuvent aussi être ceux qui n’ont pas encore convaincu tout le monde.
Prenez Nick Suzuki.
Il n’avait pas été en mesure de développer une complicité avec Nathan MacKinnon jusque-là dans le tournoi, et il ne semblait pas aussi à son aise à l’aile qu’au centre. Or, loin de réduire son rôle avec le retour au jeu de Brad Marchand, mercredi, Suzuki s’est imposé après la blessure de Crosby, qu'il a remplacé au centre du trio de Marner et Mark Stone.
Le cliché veut qu’une équipe qui subit la perte d’un joueur doit se référer au suivant sur la liste. « Next man up. »
Le joueur suivant, c’était Suzuki.
Nick s’est amélioré au fur et à mesure que le match avançait. Il a dû jouer un gros rôle quand Sid est sorti, a dit Cooper. Mais à un moment donné, on avait besoin d’en marquer un. On n’était peut-être qu’à deux présences de sortir notre 6 contre 5.
Avec moins de quatre minutes à faire, Suzuki a protégé la rondelle en fond de territoire, bataillant seul pendant que les effectifs changeaient, et a gardé la maîtrise du disque avant de voir poindre des coéquipiers prêts à attaquer.
Suzuki est ensuite allé se poster devant le filet juste à temps pour faire dévier un tir du défenseur Devon Toews.
Quelle formidable sensation, a dit le capitaine du Canadien. J'avais un filet désert en deuxième période et je voulais reprendre pour mon repli défensif sur leur troisième but. Je savais que je devais profiter au maximum de ma prochaine occasion, faire ce qu'il fallait, aller au filet et toucher à la rondelle.
Quand Marner se lève
Pendant toutes ses années à Toronto, on a dit de Marner qu’il disparaissait en séries. Qu’il disparaissait quand cela comptait le plus.
Et pourtant.
Cette trame narrative ne colle pas du tout avec ce que connaît Cooper de Marner. Ce dont il se souvient d’abord et avant tout, c’est que Marner avait fait gagner le Canada en prolongation face à la Suède à la Confrontation des 4 nations.
Et il l’a fait encore, mercredi, quand son revers a trompé Lukas Dostal après 1:22 de prolongation.
C’est le quatrième tournoi où je dirige Mitch et il a livré la marchandise chaque fois, et dans les plus grands moments, a souligné l’entraîneur. Il est le calme personnifié. Son pouls diminue quand ces situations-là se présentent.
Et que dire du gardien Jordan Binnington, qui fait sa mission quotidienne de confondre les sceptiques sur la scène internationale?
En milieu de troisième, le gardien des Blues de Saint Louis a résisté pendant une très longue séquence des Tchèques en zone adverse. Même après qu’ils eurent pris les devants 3-2, Binnington s’est distingué en freinant Necas en échappée.
Et comme à la Confrontation des 4 nations, il a fermé la porte en prolongation.
On a eu cette victoire de 10-2 au tour préliminaire, mais là, dans ces affrontements "marche ou crève", c’est un autre niveau, a fait remarquer Binnington. Ils [les Tchèques] ont joué hier un match à haute intensité, un autre match serré de 3-2 [contre le Danemark, mercredi]. C’est une bonne expérience pour nous d’avoir à batailler jusqu’à la toute fin pour aller chercher la victoire.
Et on sait que la suite va être au moins aussi difficile.
Avoir peur faisait partie de l’entraînement de Luke Skywalker pour qu’il devienne un Jedi.
D’une certaine manière, le Canada a eu un peu peur face à la Tchéquie. Et, nonobstant le statut de Sidney Crosby, cela pourrait le rendre plus fort.


3 month_ago
53



























.jpg)






French (CA)