NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’entreprise canadienne Taurus RNG s’apprête à construire une installation en Alberta qui est destinée à un double usage : transformer le fumier provenant des parcs d'engraissement bovins du sud de la province en gaz naturel et enfouir le dioxyde de carbone de façon permanente dans un puits de 1,5 kilomètre de profondeur.
Central Farms, c'est le nom du projet, sera établi dans la région de Lethbridge, cœur battant de l’agriculture en Alberta.
L’objectif est de transformer 130 000 tonnes de déjections animales en 360 000 gigajoules de gaz naturel par an. Cela représentera suffisamment d'énergie pour alimenter environ 4000 foyers.
Comment se passe le processus de transformation
D’abord, le fumier agricole collecté est stocké à l'intérieur de l’installation afin de contenir les odeurs.
Les déchets sont ensuite acheminés vers un système de prétraitement, où ils sont dilués avec de l'eau traitée afin de créer une boue et d'éliminer les roches ou les petits cailloux.
Puis, la boue est pompée dans des réservoirs entièrement fermés et maintenue à une température de 40 °C dans un environnement exempt d'oxygène pendant une période pouvant aller jusqu'à un mois.
Finalement, des processus microbiologiques naturels décomposent le fumier pour produire à la fois du biogaz et du digestat, soit une matière résiduaire organique qui peut également être utilisée comme engrais.
Le gaz naturel issu de ce processus et prêt à l'emploi sera transporté vers un pipeline situé à proximité.

Le gaz naturel issu du processus de transformation du fumier sera transporté vers un pipeline situé à proximité du lieu où sera installée l'usine. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Philippe-Antoine Saulnier
La province sort le chéquier
Le gouvernement de l’Alberta a accordé une subvention de 10 millions de dollars à Taurus RNG pour le projet.
Ottawa lui a également octroyé 3,4 millions de dollars, provenant du Fonds pour une économie à faibles émissions de carbone.
Le reste du coût total du projet, soit 85 millions de dollars, est assumé par l’entreprise.
Grâce à ce soutien et à notre engagement financier, nous pouvons mener à bien un projet unique en son genre, entièrement intégré, dans le domaine des énergies renouvelables et du captage et du stockage du carbone [...], affirme Phillip Abrary, président-directeur général de Taurus RNG.
Le projet fait partie des six initiatives qui ont été présentées jeudi par le gouvernement de l’Alberta et qui ont reçu en tout une enveloppe de 28 millions de dollars de la province, sur une valeur totale de plus de 172 millions de dollars.
Les investissements varient entre 625 000 et 12 millions de dollars par projet et ils sont répartis à travers la province, notamment à Calgary, à Edmonton, à Suffield, à Coaldale ainsi que dans les comtés de Yellowhead et de Leduc.

Ryan Kasko dirige un parc d'engraissement familial qui fait partie de ceux qui fourniront le fumier à l'entreprise.
Photo : Radio-Canada / Eli Ridder/CBC)
Au nom de l’environnement
Ryan Kasko, directeur général de Kasko Cattle Company, un parc d'engraissement familial qui fait partie de ceux qui fourniront le fumier, est impatient que le projet se concrétise, car il pourrait transformer l'agriculture dans le sud de l'Alberta.
La subvention accordée par la province provient du programme Emissions Reduction Alberta. Comme l’indique Grant Hunter, nouveau ministre de l'Environnement et des Zones protégées, elle vise ainsi à réduire les émissions de carbone de la province, connue pour être la locomotive de l’industrie pétrolière au pays.
Le monde entier veut notre énergie, et ces technologies peuvent nous aider à la fournir tout en réduisant les émissions et en maintenant la compétitivité de nos industries pour les décennies à venir.
La province indique qu'elle annoncera également, dans les semaines à venir, de l’aide à d’autres projets ayant des objectifs similaires.
En cas de succès, ils devraient permettre de réduire les émissions annuelles moyennes de gaz à effet de serre de 72 000 tonnes de CO2, soit 260 000 tonnes cumulées d'ici 2030 et plus de 1 675 000 tonnes d'ici 2050.
Le gouvernement espère que, en plus d'améliorer la performance environnementale du secteur énergétique, ces projets renforceront la compétitivité de l'Alberta : Ils devraient créer l’équivalent du travail de 1035 personnes à temps plein pendant un an et générer 166,5 millions de dollars de PIB pour l'Alberta d'ici 2027.
« Cela semble être un projet bien pensé », a commenté Daryl Bennett, un défenseur des droits de surface.
Avec des informations d'Eli Ridder


3 month_ago
26



























.jpg)






French (CA)