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Le Cap-au-Diable de Saint-Denis-de-la-Bouteillerie arbore maintenant une profonde cicatrice. Des travaux ont laissé un trou béant à même le roc de la colline. Les permis ne permettaient pas une telle chose, indiquent la municipalité et la MRC.
Là, on a un cas flagrant qui a excédé les règles du permis, lance le maire de la municipalité, Frédéric Landry, qui précise que seul un permis de déboisement avait été accordé à cet endroit.

Les dommages sont bien visibles à partir du fleuve. Pierre Trudel, un citoyen, a partagé cette photo sur les réseaux sociaux.
Photo : Courtoisie : Pierre Trudel
C’est prématuré de parler des conséquences, mais ce qui est clair, c’est qu’il y a présentement une enquête sur l’état de la situation, indique le maire. Il précise que sa municipalité et le ministère de l’Environnement s'intéressent à cette opération de dynamitage depuis qu’elle leur a été signalée en juin.
C’est sensible, c’est émotif. C’est le paysage, c’est notre carte postale.
Des images de l’endroit maintenant fendu en deux ont circulé dans les médias et choqué la communauté la semaine dernière.
Comment un tel geste a-t-il pu se produire? s’est par exemple indignée la Société des Cabourons du Kamouraska dans un message sur Facebook. Par quel raisonnement et surtout par quels rouages administratifs ce chemin dans la montagne est-il passé?
Au nom des élus, je dois vous dire qu’on est très triste, sous le choc d’avoir vu l’état du Cap-au-Diable, a indiqué la préfète de la MRC, Nancy Dubé, qui a tenu une conférence de presse lundi avec le maire pour faire le point.

La MRC de Kamouraska ainsi que le maire de Saint-Denis-de-la-Bouteillerie ont tenu conjointement une conférence de presse lundi pour faire le point sur la situation.
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
Présente également, la directrice générale de la MRC de Kamouraska, Catherine Langlois, indique que différentes amendes pourraient s’appliquer dans cette histoire. On est dans un processus qui suit son cours.
C’est un peu un discours de fonctionnaire, mais c’est la réalité quand même, il faut que ça suive son cours!, a-t-elle admise. Ça ne fait que commencer!, a ensuite ajouté Nancy Dubé.
C’est important de dire que nos règlements n’auraient jamais permis quelque chose comme ça, indique la préfète. Mais malheureusement, il y a toujours des gens qui ne les respecteront pas.

Le terrain où se sont produits les travaux est une propriété privée.
Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron
Bien que les limites du permis de déboisement qui avait été accordé n'aient pas été respectées dans cette histoire, la MRC et le maire ont répété qu’ils allaient revoir la réglementation pour tenter de protéger davantage les cabourons et les collines de la région.
C’est un éveil aujourd’hui de voir une aberration comme ça. Malheureusement, des fois, ça prend ce genre de chose là pour avoir une conscience de ça peut pas rester comme ça, a par exemple indiqué Frédéric Landry.


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