NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Santé 27/03/2026 06:30 Actualisé le 27/03/2026 08:19
En analysant plus de 150 études, des chercheurs d’Oxford mettent en évidence les effets du stockage des spermatozoïdes sur leur dégradation et interrogent les recommandations actuelles en matière d’abstinence.

SCIEPRO/SCIENCE PHOTO LIBRARY / Getty Images/Science Photo Libra
Une vaste méta-analyse montre que des spermatozoïdes stockés trop longtemps perdent en qualité, ce qui pourrait influencer la fertilité masculine.
Et si l’idée selon laquelle l’abstinence améliorerait la fertilité masculine était en partie erronée ? Une étude menée par des chercheurs de l’université d’Oxford publiée le 25 mars dans la revue de la Royal Society vient bousculer cette croyance bien ancrée, et suggère qu’éjaculer plus régulièrement pourrait, au contraire, avoir un effet bénéfique sur la qualité du sperme.
Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont passé en revue 115 études portant sur près de 55 000 hommes, ainsi que des dizaines d’autres travaux menés sur différentes espèces animales. Leur objectif était de comprendre ce qu’il se passe lorsque les spermatozoïdes restent stockés dans l’organisme pendant plusieurs jours.
Avec le temps, ces cellules perdent en qualité : leur ADN est davantage endommagé, elles subissent plus de stress oxydatif et deviennent moins mobiles. Autrement dit, plus ils sont conservés longtemps, moins ils sont performants.
« L’éjaculation régulière » comme « coup de pouce à la fertilité masculine »
À l’inverse, une éjaculation régulière permettrait d’évacuer les spermatozoïdes les plus anciens et potentiellement abîmés, remplacés par des spermatozoïdes plus récents et en meilleur état. « Notre étude montre qu’une éjaculation régulière peut apporter un léger, mais réel, coup de pouce à la fertilité masculine », ajoute la chercheuse auprès d’Euronews.
Ces résultats viennent nuancer certaines pratiques encore répandues, notamment dans le cadre des parcours de Procréation Médicalement Assistée (ou PMA). Les recommandations actuelles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) autorisent jusqu’à sept jours d’abstinence avant un recueil de sperme. Or, plusieurs travaux suggèrent désormais qu’un délai plus court, autour de 48 heures, pourrait améliorer les chances de succès.
« Il faut arrêter de se dire que plus on va se retenir, plus on aura de sperme », souligne une spécialiste de la fertilité masculine citée par Libération. « Au contraire, la qualité peut en pâtir. »
L’étude apporte aussi un éclairage plus large sur la biologie de la reproduction. Les spermatozoïdes ne sont pas des cellules figées : ils évoluent, se dégradent et sont progressivement renouvelés. Leur « âge » dépend ainsi moins de celui de l’individu que du temps passé en stockage.
Pour les chercheurs, ces travaux pourraient contribuer à faire évoluer les recommandations médicales, en tenant davantage compte de la qualité des spermatozoïdes plutôt que de leur seule quantité.


3 month_ago
29
























.jpg)






French (CA)