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Elles sont rares, les joueuses de basketball québécoises qui frappent à la porte de la prestigieuse association américaine de sport universitaire, la NCAA. C'est un circuit bien souvent réservé aux athlètes américaines, qui sont directement dans la cour des recruteurs.
La Drummondvilloise Alexia Lauzon n'a jamais été intimidée par ces probabilités. Elle aura sa place dès l'an prochain chez les Pioneers de l'Université Sacred Heart au Connecticut.
Ce n'est pas pour n'importe quelle équipe de la NCAA qu'Alexia jouera : les Pioneers ne sont rien de moins qu'une équipe de première division, le meilleur calibre du circuit.
L'université du Connecticut se fait même déjà une fierté d'avoir recruté cette joueuse québécoise qui mesure 1,9 mètre, soit 6 pieds 3 pouces. Elle a été la première de la nouvelle cohorte à faire l'objet d'une annonce de recrutement de la part de l'établissement.

Alexia Lauzon s'apprête à rejoindre la division américaine qui représente le meilleur tremplin au monde vers une carrière chez les pros.
Photo : Radio-Canada / Éric Carbonneau
C'est eux qui m'ont contactée. Ils ont rejoint mon agente pour lui dire qu'ils voulaient s'entretenir avec moi. On s'est appelés, on a parlé pendant plusieurs heures et même sur plusieurs jours, puis ils m'ont dit qu'ils m'offraient une bourse d'études complète après environ deux semaines lors desquelles ils sont venus me voir à quelques reprises, raconte-t-elle.
Ils m'ont dit qu'ils seraient vraiment contents de m'avoir dans l'équipe.
Après ces appels, Alexia a été invitée à passer un peu de temps sur place, à l'Université Sacred Heart, question de découvrir l'environnement qui sera le sien dès l'automne prochain.
J'ai beaucoup apprécié le campus. C'est très beau, je me suis sentie aimée. J'ai fait une séance de photos, puis ils m'ont présenté ce qui m'attendait si je choisissais d'aller là-bas. J'ai finalement pris la décision de m'y engager.
Sur le terrain, la Drummondvilloise devrait jouer aux positions d'ailier fort et de centre. Elle sera donc principalement utilisée près du panier en plus d'avoir d'importantes responsabilités dans la transition de la défense vers l'attaque.
Ils me veulent à l'intérieur [NDLR : près du panier] en raison de ma grandeur et de mes qualités de finition. Ils aiment aussi mon jeu de pieds et veulent me voir prendre des tirs à trois points. Je serai une joueuse polyvalente, explique-t-elle.

La passion d'Alexia Lauzon pour le basketball a commencé dès l'âge de quatre ans.
Photo : Photo fournie
De Drummondville au Connecticut, un chemin qui rend fière
Ce n'est pas sans sentiment du devoir accompli qu'Alexia franchit cette nouvelle étape dans sa carrière. Elle ne s'en cache pas, c'est un exploit rare qu'elle est en train de réaliser.
La petite fille qui a commencé à jouer au basket à quatre ans est très contente. Ça a toujours été un de mes rêves d'aller jouer aux États-Unis. Venant de Drummondville, ça a toujours été vu un peu plus complexe comme cheminement. Les filles [qui réussissent] viennent souvent de Montréal ou de Québec. Pour moi, venant d'une ville moins connue, c'était un rêve plus difficile à atteindre.
Je suis déjà vraiment fière d'être partie de très loin et de m'être rendue où je suis, en Ontario, puis de bientôt aller jouer en division 1 de la NCAA. Je veux ça depuis toujours.
Dire qu'Alexia a le basketball dans le sang serait un euphémisme. Son père et sa mère ont pratiqué ce sport avant d'insuffler à leur fille cette passion dès sa deuxième année du primaire. Le goût du sport n'allait ensuite jamais la quitter.

De sa première à sa troisième année du secondaire, Alexia Lauzon a joué dans l'uniforme des Riverains de l'École secondaire Marie-Rivier, avant d'être recrutée par le Séminaire Saint-François de Québec pour compléter son parcours au secondaire.
Photo : Photo fournie
De sa première à sa troisième année du secondaire, dans l'uniforme des Riverains de l'École secondaire Marie-Rivier, elle a poursuivi sa progression. Elle a ensuite été recrutée par le Séminaire Saint-François de Québec pour compléter son parcours au secondaire.
On était à ce moment la meilleure équipe au Québec. On gagnait contre des cégeps! On battait également des équipes aux États-Unis. On a fait beaucoup de voyages.
Aujourd'hui, c'est au sein de la Capital Courts Academy d'Ottawa que Lauzon joue en attendant son grand départ au Connecticut. Ce déménagement la sortira peut-être pour de bon du Centre-du-Québec, mais elle assure qu'elle gardera une place toute spéciale dans son cœur pour l'endroit où tout a commencé.
Pour moi, ça reste ma ville natale, ma première école secondaire. Je ne vais jamais oublier où ma passion est née.

La division qu'Alexia Lauzon s'apprête à rejoindre représente le meilleur tremplin au monde vers une carrière chez les pros.
Photo : Kathleen Brault Photographies
En route vers les professionnelles?
Si l'on devait tracer sur une carte un chemin classique vers l'Association nationale de basketball féminin, la WNBA, il ressemblerait drôlement à celui qu'emprunte Alexia. La division qu'elle s'apprête à rejoindre représente le meilleur tremplin au monde vers une carrière professionnelle.
Je suis vraiment excitée parce que c'est aussi un de mes rêves. Je me suis dit que, si j'arrivais à joindre la division, j'allais faire mon possible pour jouer pro. [...] De me dire que je me rapproche de plus en plus du rêve ultime de n'importe quelle fille de basket, je crois que tout est possible, s'exclame-t-elle.

Alexia entourée de ses proches.
Photo : Radio-Canada / Éric Carbonneau
Alexia profite ainsi d'un dernier temps des Fêtes classique avant un bon moment. Elle sera bien installée dans le confort de son Drummondville natal aux côtés de ses parents.
Je vais profiter de ma semaine et demie à la maison tranquille. Mes deux parents sont vraiment fiers, eux qui m'ont vue évoluer tout au long de ma carrière, de mes premières équipes jusqu'à maintenant. Ils m'ont vue grandir en tant que personne et sont heureux que j'aie cette opportunité, conclut-elle.


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