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Une course de voile internationale fera escale à Saint-Jean de Terre-Neuve

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La Clipper Round the World Yacht Race sera de retour au Canada dans deux ans. Cette course autour du monde s'arrêtera à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador, qui deviendra sa première escale canadienne en plus de 20 ans.

La 15e édition de cette compétition biennale partira du Royaume-Uni à l'été 2027 et s'arrêtera près d'un an plus tard dans la capitale de Terre-Neuve-et-Labrador, en juin 2028, avant de retourner en Angleterre.

Les équipes s'arrêteront pendant sept jours, il y aura des événements associés, et tous les résidents de la région pourront visiter non seulement les voiliers, mais aussi, rencontrer les personnes et en apprendre plus sur l'expérience, explique Kathleen Gudmundsson de Destination St. John’s.

La Clipper Round the World Yacht Race n'a fait escale au Canada qu'à une seule autre occasion. C’était à Victoria, en Colombie-Britannique, lors de l'édition 2005-2006.

À bord de 10 voiliers identiques de près de 21 mètres, les équipages entreprennent un périple de quelque 74 000 kilomètres autour du globe, découpé en plusieurs étapes.

Fondée en 1995 par la légende de la voile Sir Robin Knox-Johnston, la Clipper Race est la seule compétition du genre à traverser cinq océans, dont le redoutable Pacifique Nord, l'un des passages maritimes les plus difficiles au monde.

Le parcours est aussi divisé en huit étapes. Certains choisissent de participer à une seule traversée, tandis que d'autres relèvent le défi de boucler le tour du monde au complet, une aventure qui s'étend sur près de 11 mois.

Des hommes célèbrent une victoire.

Martin Marant est l'un des participants de la course de voile Clipper Round the World Yacht Race de 2025-2026.

Photo : Clipper Round the World Yacht Race

Il y a des personnes qui font le tour complet, partir de Portsmouth en Angleterre pour revenir à Portsmouth. Et donc, en huit étapes, onze mois de navigation, avec des pauses, bien évidemment, ou des gens comme moi, qui ont décidé de faire un bout de cette course, raconte Martin Marant, l’un des participants de la dernière course, qui vient tout juste de terminer son parcours aux États-Unis.

J'ai décidé, moi, de partir de Airlie Beach en Australie pour aller en Chine et ensuite en Chine jusqu'en jusqu'aux États-Unis, à Seattle, et donc, traverser tout le Pacifique Sud et le Pacifique Nord.

Les participants n'ont pas non plus besoin d'être des marins chevronnés. Peu importe leur niveau, les participants doivent suivre une formation intensive en Angleterre avant le départ et prennent la mer aux côtés d'un skipper professionnel, c’est-à-dire un capitaine expérimenté, et de son second.

Une dizaine de voiliers au milieu de l'océan.

Une photo prise lors de la compétition 2025-2026 de Clipper Round the World Yacht Race.

Photo : Facebook/Clipper Round the World Yacht Race

L'idée de la course, c'est vraiment d'amener des équipages amateurs, des gens qui n'ont potentiellement jamais fait de voile dans leur vie dans une expérience assez extraordinaire.

Malgré les efforts constants, M. Marant se souvient davantage de grands moments de grâce au cours de son séjour de près de trois mois, comme d'incroyables paysages et la découverte d’animaux marins. On regarde l'horizon et d'un coup, on voit une queue de baleine qui se pointe, et c'est très puissant. Mais aussi, parfois, des moments plus difficiles où on se retrouve un peu dans une tempête, confie-t-il.

Saint-Jean, ville de choix

Dès l’annonce de la ville canadienne, M. Marant a dit vouloir refaire la course. Naviguer dans des hautes latitudes, c'est quelque chose d'assez extraordinaire, dit-il.

Un iceberg se profile au large de la ville de Saint-Jean de Terre-Neuve.

Le port de Saint-Jean de l'île de Terre-Neuve. (Photo d'archives)

Photo : The Canadian Press / PAUL DALY

Selon lui, l’équipage bien souvent épuisé de ces longues traversées pourra sans doute compter sur la légendaire hospitalité terre-neuvienne.

Depuis cinq ans ou cinq ans et demi qu'on travaille pour accueillir cette course. Même si notre météo n'est pas toujours la plus ensoleillée, on est aussi connus pour notre accueil très très chaleureux des visiteurs. Et on est dans une région qui a vraiment été façonnée par la mer, explique Mme Gudmundsson.

M. Marant ajoute à son tour quelques suggestions pour bien accueillir les participants.

Ce dont on a envie, c'est de pouvoir avoir un bon verre, de pouvoir bien manger, d'avoir des gens souriants. Alors quand, en plus, on a des locaux qui sont curieux, qui viennent nous voir, discuter, c'est extraordinaire de pouvoir partager cette expérience et d'échanger avec de nouvelles personnes et de découvrir une nouvelle culture.

La ville de Saint-Jean a donc jusqu’en 2028 pour se préparer à accueillir des milliers de personnes et aussi ces embarcations.

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