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Avez-vous l’impression de voir de plus en plus de dindons dans la région ? C’est l’impression qu’ont bien des gens, dont des chasseurs qui les pourchassent au printemps et à l’automne. Pour mieux comprendre l’évolution des populations de l’oiseau dans la province, un chercheur a lancé un outil en ligne.
Bien que les dindons sauvages se soient établis au Québec vers le milieu des années 1970, leur présence semble aujourd’hui se généraliser, notamment en Mauricie.

La chasseuse de dindons sauvages Annie Bilodeau.
Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Fortier
Des chasseurs qui s’adonnent à cette activité dans la région ont l’impression d’en voir de plus en plus. C’est ce que constate Annie Bilodeau, chasseuse de dindons depuis cinq ans, qui se dit impressionnée de voir cette espèce parfois loin en forêt.
On est tombés à 60 kilomètres dans le bois sur un dindon qui s’est envolé en face de nous, c’était assez impressionnant. C’est là qu’on se demande comment on peut trouver un dindon sauvage à 60 km dans le bois. Qu’est-ce qu’il fait là?, s’interroge-t-elle.
La chasseuse souligne également que la population de dindons sauvages est grandissante. Même constat pour l’agriculteur Jasmin Hamel, de Nicolet, qui peut voir jusqu’à deux ou trois mâles, accompagnés d’une douzaine de femmes chaque matin.

Jasmin Hamel aperçoit fréquemment des dindons à proximité de sa plantation de piments.
Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Fortier
Un répertoire de dindons
Afin de combler le manque d’outils précis pour analyser la dynamique, les causes et l’abondance des dindons dans des zones spécifiques, un chercheur de l’Université Bishop’s, située en Estrie, fait appel à la population. Ce projet de recensement participatif vise à mieux cartographier la présence de ce grand oiseau sur le territoire.
C’est un outil de gestion qui existe depuis 50 ans dans d’autres régions de gestion. Je voulais l’amener à Québec pour alimenter les données et pour avoir la meilleure gestion de l’espèce possible, affirme Eric Phendler, étudiant au doctorat à l’Université Bishop’s et à l’Université de Sherbrooke.
Le fonctionnement est fort simple : dès qu’une personne repère un dindon sauvage, il lui suffit de remplir un court questionnaire en ligne afin de signaler le lieu exact de son observation.
Cette application de recensement aidera à approfondir la compréhension des comportements de l’espèce afin de mieux structurer sa gestion et sa chasse.


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