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Une adolescente accusée d’« extrémisme violent » placée sous la garde d’un de ses parents

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Une adolescente de Saskatoon qui est accusée d’avoir proféré des menaces a été relâchée sous la garde d'un de ses parents après avoir été en détention pendant près de sept semaines.

L'adolescente de 14 ans a été arrêtée le 11 février après qu’une enquête conjointe entre la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et la police de Saskatoon eut donné lieu à un rapport démontrant qu'un compte en ligne partageait des contenus liés à l’extrémisme violent.

L’adolescente fait face à une accusation pour avoir proféré une menace par écrit à une ou des personnes inconnues, dans le but de causer la mort ou des violences corporelles.

L'identité de l'accusée ne peut pas être dévoilée en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.

L’adolescente a demandé à être libérée sous caution lors d'une audience qui a eu lieu le 17 février, mais l'audience a été reportée à quelques reprises pour permettre à la juge Lua Gibb d’obtenir plus d’informations concernant cette affaire. Le 24 mars, la juge a rejeté la demande de libération sous caution de l'accusée.

Après le rejet de la juge, l’adolescente a soumis une demande en citant la section 31 de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents pour être placée sous la garde d’une personne responsable, plutôt qu’en détention. La juge Lua Gibb a accepté cette demande, en permettant à l'adolescente d'être placée sous la garde d'un de ses parents.

Aleida Oberholzer, l’avocate de l’adolescente, indique que la juge n’a clairement pas pris cette affaire à la légère.

Nous croyons que c'est une bonne décision et que cela assure un bon équilibre entre la sécurité communautaire avec les besoins de la jeune personne en matière de soutien et de réhabilitation, dit-elle.

Selon l’avocate, la prison est réellement le dernier recours à envisager pour sa cliente et la Section 31 de la loi est une bonne option.

Aleida Oberholzer affirme que les attentes et les responsabilités placées sur le parent sont élevées. Tout non-respect de condition, ou défaut de signalement, risque d’être une infraction criminelle pour l'adulte concerné.

Des conditions strictes

L’adolescente doit se conformer à des conditions strictes pendant qu'elle est sous la garde de sa mère.

Elle doit faire des suivis auprès d’un travailleur des services à la jeunesse et rester à la maison 24 heures sur 24. Elle peut sortir seulement si elle est accompagnée de sa mère.

L'adolescente est aussi obligée de participer à des programmes de maîtrise de la colère et de consultation psychologique. Elle doit également consulter un médecin, un psychologue, un psychiatre, ou un médecin praticien en santé mentale, comme le précise l’ordonnance.

Elle ne peut avoir aucun accès à un appareil ayant une connexion Internet, ou être en possession d’armes ou d’articles incendiaires.

L'accusée ne peut pas se présenter dans une école. Elle ne peut pas se procurer, porter ou disposer d’articles, tels que des habits, des bijoux ou des œuvres d’art qui visent à promouvoir la violence en milieu scolaire, ou les individus qui en sont responsables.

L’adolescente sera de retour en cour le 20 avril. Un coaccusé, qui a été libéré sous caution, doit comparaître devant le tribunal le 9 avril prochain.

Avec les informations de Hannah Spray

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