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Une résidente d’East St. Paul, au nord-est de Winnipeg, poursuit un agent et une agence immobilière en justice, affirmant que la maison achetée l’an dernier mesure environ 600 mètres carrés de moins que la superficie affichée dans la publicité.
La demande en justice a été déposée à la Cour du Banc du Roi le 13 mars. La demanderesse estime ses pertes à 1 956 400 $, mais la poursuite indique que le montant exact des dommages et intérêts reste à déterminer.
La demanderesse a payé 1 050 000 $ pour la maison en mars dernier, selon la demande. Le document précise que la publicité indiquait que la propriété mesurait environ 1115 mètres carrés (12 000 pieds carrés), avec un espace habitable d’environ 919 mètres carrés.
Selon le document, l’acheteuse a entamé des rénovations importantes une fois qu’elle a pris possession de la maison en mai.
Le pot aux roses découvert lors d'une évaluation
Les rénovations ont coûté un total de 950 000 $, dont 175 000 $ pour la cuisine et 100 000 $ pour le pavillon de piscine. Il est indiqué que l’époux de la demanderesse a dû s'absenter du travail pour effectuer ces travaux.
Cette dernière a demandé un prêt pour financer ces rénovations durant l’automne 2025 et a obtenu une évaluation du prêteur. C’est alors qu’elle a appris que, en réalité, la maison ne mesure qu’environ 310 mètres carrés.
Le prêteur avait affirmé que, avec une valeur de revente de 400 $ par pied carré, la maison n’aurait qu’une valeur de 2 000 000 $ à la suite des rénovations, soit 1 956 400 $ de moins que ce qu’elle avait prévu lorsqu’elle croyait que la propriété était plus grande.
Il est précisé que l’acheteuse n’a pas pu obtenir le prêt et n’a donc pas pu terminer les rénovations. D'autres travaux seront possiblement nécessaires pour revendre la propriété.
Il est écrit dans la demande en justice que l’agent immobilier et sa firme ont agi contrairement aux intérêts supérieurs du public, d’une manière qui sape la confiance de la population envers le secteur immobilier. La demande allègue également que la firme n’a pas supervisé l’agent de manière adéquate.
La demanderesse réclame des dommages spéciaux pour les coûts de possession, ainsi que pour les frais de déménagement et l'évaluation de la valeur.
Elle demande également des dommages généraux en raison du stress financier et du dérangement causé à sa famille, qui compte de jeunes enfants et une mère âgée atteinte de démence.
L’agent et la firme n’ont pas encore déposé de défense.


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