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Une 18e édition des Percéides réussie malgré l’incertitude financière

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La 18e édition du Festival international de cinéma et d’art Les Percéides prend fin dimanche à Percé. Durant 5 jours, soit du 19 au 23 août, les festivaliers ont pu assister à la présentation de près de 70 courts et longs métrages provenant d’une vingtaine de pays.

L’édition 2026 du festival a finalement pu avoir lieu, malgré la perte d’une subvention de la SODEC et le contexte d’incertitude financière qui planait sur l’événement.

On ne savait pas si on allait être capable de livrer, alors je suis agréablement surpris. Ça roule comme sur des roulettes. L’ambiance est vraiment intéressante, exprime Benoît S. Pilon, président et directeur général par intérim du festival Les Percéides.

Il indique que la réorganisation des finances du festival a été nécessaire pour livrer la 18e édition, mais qu’elle ne pouvait pas s’étaler au-delà du 23 août.

Le public au rendez-vous

Portrait de Guillaume Whalen devant le Centre d'art de Percé.

Guillaume Whalen, directeur de la programmation des Percéides

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Selon le directeur de la programmation, Guillaume Whalen, les festivaliers ont répondu présent, malgré le contexte. Il juge qu’ils étaient toutefois moins nombreux que l’an dernier.

C’est sûr qu’il y a eu un contexte défavorable qui a nui, je crois, au festival ou, du moins, à la promotion.

Selon lui, la météo, qui laissait place au soleil durant la majeure partie de tenue du festival, a également fait compétition à la programmation.

On sait, Percé, c’est un paysage enchanteur. Il y a le rocher. On est bien. C’est ce qui attire du monde, mais c’est aussi ce qui nous fait concurrence parce que les gens, des fois, entre les films, ont envie d’aller voir le beau paysage de Percé, estime le directeur de la programmation.

Il souligne tout de même la fidélité de nombreux cinéphiles qui sont venus voir quasiment tout. Guillaume Whalen soutient également que le cinéma québécois est particulièrement apprécié à Percé et que les formules où un cinéaste ou un artisan est présent sont populaires.

Portrait de Robert Morin assis dans un banc de cinéma.

Le cinéaste Robert Morin est l'invité d'honneur de la 18e édition des Percéides.

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Le cinéaste et invité d’honneur, Robert Morin, rapporte quitter la 18e édition des Percéides content.

À mon sens, plus les salles sont petites, mieux c’est pour jaser avec le monde.

Un festival, surtout dans des endroits où les gens n'ont pas tellement la chance de voir du cinéma québécois sur des écrans, pour moi, c’est essentiel, affirme-t-il.

L’actrice Marie-Chantal Perron fait partie du jury de la catégorie long métrage au Festival Les Percéides. Elle considère que les festivals artistiques dans la région permettent de tendre la main vers les nouvelles cultures.

Portrait de Marie-Chantal Perron.

Marie-Chantal Perron est membre du jury de la catégorie long métrage au Festival Les Percéides.

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Je trouve ça vraiment primordial et j’espère que chacun de ces festivals va survivre d’une année à l’autre parce que les jeunes naissent dans la créativité, dans l’abondance de la connaissance. C’est vraiment cool, exprime-t-elle.

L’avenir des Percéides

Benoît S. Pilon mentionne également que du travail de planification sera fait durant l’hiver concernant les activités et le calendrier, mais il ne peut assurer la tenue de la 19e édition l’an prochain.

Quand on voit, comme ça, des organismes nous laisser tomber à la dernière minute, ça nous fragilise. Ça nous amène aussi un paquet d’interrogations de revoir l’ensemble et de, peut-être, trouver des façons d’être plus autonomes et moins dépendants des organismes, lance-t-il.

J’ai confiance, mais ce n'est pas simple de gérer des OSBL dans le domaine de la culture.

Benoît S. Pilon assis sur un sofa.

Benoît S. Pilon, président et directeur général par intérim du Festival Les Percéides

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Le Centre d’art de Percé, l’un des lieux où se déroule le festival, fera aussi l’objet de réflexions de la part de l’organisation des Percéides. Le président et directeur général par intérim indique que l’organisation demeure locataire du Centre jusqu’en 2029, mais qu’elle a toujours un projet d’acquisition et de rénovation de l’endroit.

M. Pilon considère également que l’avenir du Centre d’art et des Percéides passeront par un modèle de coopérative.

Un OSBL, c’est bien, mais du côté des coopératives, le modèle d'économie sociale est très soutenu par le gouvernement du Québec et on a beaucoup accès à des subventions, évoque-t-il.

Je pense que, pour ancrer un tel projet dans une communauté, la coopérative m’apparaît le meilleur véhicule pour créer un sentiment d’appartenance.

Avec les informations de Marguerite Morin

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