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Des étudiants en soins infirmiers ont été confrontés à plusieurs défis lors d’un stage humanitaire au Guatemala. Alors qu’ils devaient mettre en pratique ce qu’ils ont appris dans le domaine de la santé pendant 18 jours, ils ont aussi dû s’adapter à la chaleur, à la nourriture, tout en travaillant avec des collègues et des patients qui parlent espagnol.
Ils ont rencontré au mois d’avril une multitude de personnes qui ont changé leurs perspectives.
On était dans des organismes, où il y avait des enfants dénutris, aussi avec des personnes qui avaient des handicaps. Les soins sont un petit peu différents là-bas. Ça prépare bien nos élèves à la diversité des soins qu’on peut voir au Québec, explique Noémie C. Boudreault, enseignante au programme santé, assistance et soins infirmiers au Centre de formation professionnelle Harricana d’Amos.

Les participants ont dû s’adapter à la nourriture, le climat, et à la façon d’aider la communauté guatémaltèque.
PHOTO: Fournie par Noémie C. Boudreault
Avec une autre enseignante, elle accompagnait cinq infirmiers et infirmières auxiliaires pour le stage. Noémie C. Boudreault rapporte qu’ils ont travaillé avec des enfants sous-stimulés d’environ deux ans, ressemblants à un enfant de quelques mois, et qui peinent à se tenir assis.
Il faut prendre le temps d’observer l’approche pour commencer. Au Guatemala, ils soignent beaucoup le cœur avant de soigner les blessures. Il faut prendre le temps de comprendre les enjeux de santé mentale avant de s’attaquer aux plaies ou aux problèmes qu’on voit avec nos yeux, témoigne l’enseignante.
Après avoir vécu une expérience comme ça, ça modifie notre façon de soigner, résume-t-elle.


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