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Netflix lui avait confié 55 millions de dollars pour tourner une série de science-fiction. Mais une partie de cette somme aurait finalement servi à financer des hôtels cinq étoiles, cinq Rolls-Royce, une Ferrari et des investissements dans les cryptomonnaies.
Le cinéaste américain Carl Erik Rinsch, rendu célèbre pour avoir réalisé le film 47 Ronin avec Keanu Reeves, vient effectivement d'être condamné à deux ans et demi de prison pour avoir détourné 11 millions de dollars versés par la plateforme, rapporte la BBC.
Prison ferme
Le réalisateur américain de 48 ans devait, à la base, produire un programme baptisé White Horse, puis rebaptisé Conquest. Pour l'occasion, le géant du streaming avait débloqué environ 44 millions de dollars. Mais plus tard, Carl Erik Rinsch lui en réclame 11 millions de plus pour achever la production, ce que la société accepte alors de payer.
Ce processus m'a obligé à me confronter à des aspects de ma personnalité que je n'avais jamais pleinement compris auparavant".
Le problème est que, selon l'accusation, cette dernière somme aurait été transférée sur son compte personnel. En quelques mois, il en perd près de la moitié, indique le média britannique. Il se tourne ensuite vers les cryptomonnaies, puis utilise une partie des fonds pour mener la grande vie entre la Californie et l'Espagne. Sauf que pendant ce temps, aucun épisode n'est livré, et le projet finit même par être annulé.
Jugé pendant une semaine dans un tribunal de New York, Carl Erik Rinsch a finalement été reconnu coupable de fraude fédérale et de blanchiment d'argent. Celui-ci risquait théoriquement jusqu'à 90 ans de prison. Le juge l'a néanmoins condamné à deux ans et demi de détention, suivis de trois ans de liberté surveillée. Il devra également restituer 11 millions de dollars et payer une amende de 700 dollars.
Quelles sont les plateformes de streaming les plus utilisées en Belgique ?Avant l'annonce de la sentence, le cinéaste a présenté ses excuses et a affirmé assumer la responsabilité de ses actes. "J'ai commis une erreur", a déclaré le réalisateur au juge, rapporte Variety. "Ce processus m'a obligé à me confronter à des aspects de ma personnalité que je n'avais jamais pleinement compris auparavant", mettant en avant de possibles problèmes de santé mentale.
En tout cas, pour le procureur américain Jay Clayton, relayé par la BCC, le jugement doit servir d'avertissement. "La sentence prononcée aujourd'hui envoie un message dissuasif : la fraude ne sera pas tolérée".
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