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Huit ans après son départ de Port-Cartier, Simon Thériault est revenu s’installer dans la ville où il a grandi. Dans un élan de nostalgie, il est retourné dans le parc de son enfance. Toutefois, il n'a pas retrouvé plus le « petit paradis » qu’il avait quitté. C’est avec stupéfaction qu’il découvre que la Base de plein air Les Goélands a été laissée à l’abandon.
Jamais je n’aurais cru que les accès à la plage avaient été laissés à l'abandon à ce point, déplore-t-il. Sur le terrain, la végétation a repris le dessus, des arbres déracinés bloquent le chemin et les installations délabrées. Ce n'est plus fait pour une famille qui s'y rend avec une poussette, avertit Simon Thériault, s'inquiétant de la dangerosité des lieux.
Moi-même ayant des enfants, ça m'attriste beaucoup qu’ils ne puissent pas connaître ce que j'ai connu. C'est une richesse cet endroit, c'est un joyau inexploité.

La végétation et des arbres déracinés bloquent aujourd'hui les accès à la plage et à la base de plein air.
Photo : Radio-Canada / Dylan Reid
Abasourdi par l’état de décrépitude du site, il a publié un montage photo sur les réseaux sociaux. Près de 2 semaines plus tard, elle cumule 21 000 visionnements. Ça prouve que je ne suis pas le seul à qui cet endroit tient à cœur, souligne Simon Thériault.
La Ville reconnaît un fort potentiel
Le citoyen critique la municipalité qui s'est portée acquéreuse du site, avec l’ambition d'investir dans la mise à niveau des infrastructures touristiques et de redonner de l'attrait à l'endroit. Un engagement qui n'a jamais été honoré, selon le Port-Cartois.
La Ville de Port-Cartier confirme qu'elle est propriétaire de la Base de plein air Les Goélands. Elle a toutefois confié sa gestion à un conseil d’administration autonome. Cet organisme responsable du site n'a pas voulu répondre à nos questions, nous dirigeant plutôt vers la municipalité.
Celle-ci indique avoir versé une aide financière de 77 260 $ à l’organisme en 2026, dont 59 200 $ sont spécifiquement attribués à la gestion de la base de plein air.

Simon Thériault s'inquiète de la dangerosité des lieux.
Photo : Radio-Canada / Dylan Reid
Il s’agit d’un lieu important pour Port-Cartier, auquel on reconnaît un fort potentiel récréatif, communautaire et touristique.
Bien qu'elle se dise consciente des préoccupations soulevées concernant l’état actuel du site, l’administration municipale soutient qu'il serait prématuré de se prononcer sur les orientations à privilégier ou sur une vision à long terme. Elle assure toutefois que des échanges auront lieu avec les différents intervenants.
En attendant de voir si ces discussions porteront leurs fruits, Simon Thériault compte bien continuer d'arpenter le site malgré les embûches, avec l'espoir que sa démarche citoyenne incitera les responsables à agir pour préserver ce lieu marquant de son enfance.
Avec les informations de Lucas Handschuh et Bénéficte Filippi


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