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Après avoir réclamé la destruction de Gaza, Nili Kupfer-Naouri envisage désormais de financer le départ des survivants au génocide.
« Un peu d’argent » pour encourager les Gazaouis à partir
Dans un extrait diffusé sur son compte X, la présidente de l’association Israël Is Forever présente sa solution pour Gaza : organiser le départ massif de ses habitants vers des pays qui auraient besoin de main-d’œuvre.
Selon elle, des sondages montreraient que « 80 % des Gazaouis veulent quitter Gaza ». Elle assure également qu’« énormément de pays » seraient disposés à les accueillir. Aucun élément permettant de vérifier cette liste de pays n’est présenté dans l’extrait. Nous les cherchons encore.
Pour accélérer les départs, il suffirait de les « encourager un petit peu », notamment avec « un peu d’argent » versé aux Palestiniens et aux États d’accueil. Israël aurait les moyens de financer l’opération.
Dans son message accompagnant la vidéo, elle précise l’objectif : permettre à Israël d’exercer sa souveraineté sur Gaza et d’y établir des « réimplantations juives » qui « feront à nouveau fleurir cette terre ».
Les Gazaouis pourraient donc quitter leurs maisons détruites avec une compensation financière, tandis que de nouveaux habitants prendraient possession du territoire. Une conception assez particulière de la générosité.
La solution pour Gaza ? L’émigration massive des Gazaouis. Nous pourrons enfin y exercer notre souveraineté et y établir des réimplantations juives qui feront à nouveau fleurir cette terre que nos ennemis ont dévastée.
J’étais sur I24 pour en parler https://t.co/y9h5mbEM2x
— Nili Kupfer- Naouri (@NaouriNili) October 13, 2026
Un mandat d’amener pour complicité de génocide
Autre détail que les téléspectateurs d’i24NEWS ignorent peut-être : Nili Kupfer-Naouri fait l’objet d’un mandat d’amener délivré par la justice française dans le cadre d’une information judiciaire pour « complicité de génocide » et « incitation au génocide » à Gaza. En cause, sa participation présumée à des actions ayant empêché l’acheminement de l’aide humanitaire vers les Palestiniens.
Le mandat, délivré à l’été 2025, a été révélé publiquement en février 2026. L’intéressée conteste les accusations et refuse désormais de revenir en France, craignant d’être placée en garde à vue.
Une procédure judiciaire qui donne une dimension supplémentaire à ses nouvelles déclarations sur l’avenir de Gaza.
En 2023, elle voulait déjà que Gaza soit rasée
Ce discours n’a rien d’une improvisation. En octobre 2023, Nili Kupfer-Naouri tenait déjà des propos particulièrement violents sur les civils palestiniens, y compris les enfants.
Le 28 octobre 2023, Le Média en 4-4-2 rapportait cette déclaration : « Aujourd’hui, nous voulons que Gaza soit rasée », avant qu’elle n’évoque une « grande réimplantation juive ».
Trois ans plus tard, le vocabulaire s’est adouci. On parle désormais d’émigration, d’aides financières et de pays d’accueil. La volonté de réimplanter des colonies israéliennes, elle, demeure.
Une émigration vraiment volontaire ?
Quitter librement son pays et accepter de partir parce que sa maison a été détruite, que les infrastructures sont dévastées et que l’avenir paraît impossible ne sont pas nécessairement des décisions comparables.
Présenter ces départs comme volontaires ne suffit donc pas à garantir un consentement réel. Le droit international interdit notamment les transferts forcés de populations civiles depuis un territoire occupé, sauf exceptions strictement encadrées.
Cette proposition s’inscrit par ailleurs dans un débat politique israélien plus large sur l’avenir de Gaza. En 2025, Le Média en 4-4-2 rapportait déjà les projets d’occupation durable du territoire.
Quant à Israël Is Forever, l’association présidée par Kupfer-Naouri, ses activités et son soutien à l’armée israélienne avaient déjà suscité une importante polémique en France.
Haavara : un accord plus généreux
L’accord Haavara de 1933 entre la Fédération sioniste d’Allemagne, la Banque de l’Anglo-Palestine, les autorités britanniques et le ministère de l’Économie du Troisième Reich était plus généreux que ce que propose Israël is forever. Il prévoyait la vente des biens des juifs allemands. Ces fonds servaient à l’achat de biens d’équipement industriels ou agricoles allemands destinés à l’exportation vers la Palestine. Une fois arrivés en Palestine, les émigrés récupéraient la valeur de leurs biens sous forme de livres palestiniennes, après la revente des marchandises importées et le prélèvement de taxes par le Reich. Ce système a fonctionné jusqu’à septembre 1939 et a permis à 60 000 Juifs allemands d’émigrer et d’échapper à la Shoah.


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