NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Après le drame qui a frappé leur famille en 2020, Amaury et Foucauld de la Lance ont créé la fondation «Les Grands Vivants» qui accompagne les jeunes en difficulté de l’ASE.
«Ensemble vivons à la hauteur de nos rêves», telle est la devise défendue par Amaury et Foucauld de la Lance depuis un peu plus d’un an. En 2020, Tanguy de la Lance, 22 ans, disparaît brutalement dans un accident de scooter. Pour son père Amaury et son frère Foucauld, le choc est immense. Très vite, une question s’impose : comment continuer à avancer après une telle tragédie ? De cette épreuve naît un projet : «Les Grands Vivants». En 2024, père et fils fondent cette association, avec l’idée de transformer leur deuil en un engagement solidaire, guidé par la mémoire de Tanguy.
Pour mener à bien cette initiative, ils ont lancé «Objectif 8000», une série d’ascensions progressives pour atteindre un objectif final : le Manaslu au Népal, haut de 8163 mètres. Ces défis réalisés en duo visent à collecter des fonds sur le principe d’un euro par mètre gravi pour soutenir les jeunes en difficulté et inspirer chacun d’entre eux à dépasser ses limites.
Les Grands Vivants s’adressent en priorité aux jeunes en difficulté issus de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). En juin dernier, l’association a récolté 25.000 euros de matériels informatiques pour ces jeunes par le biais de l’association «Les Ombres». Cette collaboration n’a pas été choisie par hasard. Tanguy avait cofondé, avec des amis, une structure destinée à aider les jeunes à s’orienter : YourOrientation. À la suite de sa disparition, ses anciens associés ont fait évoluer le projet en créant Les Ombres.
Objectif 8000
Les fonds collectés sont ainsi principalement destinés à soutenir les jeunes suivis par «Les Ombres» qui accompagne des jeunes issus de l’ASE dans les étapes essentielles de leur vie : démarches administratives, accès à un logement, orientation, formation, insertion professionnelle.
Le choix de l’alpinisme, quant à lui, s’est imposé naturellement. Ni Amaury ni Foucauld ne sont des sportifs de haut niveau. Excepté des expériences de parachutisme, de plongée et d’équitation, rien ne les prédestinait à la haute montagne. Pour le père de famille, l’alpinisme est une passion ancienne, longtemps restée à l’état de rêve. Pour Foucauld, elle répond à une quête plus intime : «J’ai toujours eu cette envie d’aller plus haut, de me rapprocher du ciel». Un sport exigeant, lent, où chaque progression se fait pas à pas. Une métaphore évidente pour parler de reconstruction, d’effort et de persévérance.
Le projet «Objectif 8000» repose sur une série d’ascensions progressives, jusqu’à un sommet emblématique : le Manaslu, au Népal. Culminant à 8163 mètres, il est l’un des quatorze plus hauts sommets du monde. Pour ce faire, père et fils ont dû penser à un cheminement en trois étapes. La première consistant à gravir les 6000 mètres a été franchie à l’été 2024, avec l’ascension du Kilimandjaro et du mont Kenya en Afrique. Le prochain objectif est d’atteindre les 7000 mètres durant l’été 2026, avant de tenter l’ascension du Manaslu l’année suivante pour accomplir les 8000.
«C’est là que tout a pris sens»
Le lancement officiel du projet associatif a lieu le 30 mai 2025. «Rendre hommage à Tanguy est au cœur de ce projet», explique Foucauld. «Sa disparition guide aujourd’hui ma manière de vivre.» La fondation souhaite transmettre un message clair : «même face aux épreuves, avance un pas après l’autre pour te donner les moyens d’aller au bout de tes ambitions». «Il ne faut jamais fixer de limites à ses rêves», résume Foucauld.
Avant chaque départ, Amaury et Foucauld fixent un objectif de collecte directement lié à l’altitude visée. Les donateurs sont libres de contribuer au montant de leur choix pour participer à cette aventure. À terme, l’ensemble des ascensions jusqu’au Manaslu devrait permettre de récolter plus de 21.760 euros, intégralement reversés à des actions solidaires en soutien aux jeunes de l’ASE. Un second levier repose sur des partenariats et des sponsors, dont les contributions permettent de financer l’intégralité des expéditions elles-mêmes.
Lors de l’ascension du Kilimandjaro, un moment extrêmement difficile rythmé par le froid, la nuit noire, le manque d’oxygène et la fatigue a particulièrement marqué le duo père fils. Des heures de marche, à attendre le lever du soleil. Puis une lueur apparut et «c’est là que tout a pris sens», confie Foucauld, ému. Ce rayon de soleil leur a donné l’énergie et la confiance de repartir pour aller au bout de leur objectif, le sommet. «On va au bout de soi-même. On comprend que tout est une question de mental et de volonté». Cette expérience est devenue un socle pour le projet. Ne pas avoir peur d’essayer, d’accepter l’effort, d’avancer malgré les épreuves et d’échouer.
Un projet évolutif
Dès le mois de janvier, Les Grands Vivants souhaitent élargir leur action en accueillant des bénévoles désireux de s’engager à leur tour. Sportifs, artistes et acteurs de projet culturel pourront ainsi apporter leur pierre à l’édifice au service de la fondation. Parmi les prochaines étapes, Amaury et Foucauld souhaitent permettre à des jeunes issus de l’ASE de participer avec eux à l’ascension du mont Blanc durant l’été 2026. À plus long terme, le duo d’alpiniste envisage la réalisation d’un film documentaire, pour retracer leur aventure. Enfin, les Grand Vivants ont pour ambition de développer la portée de ce projet et de le décliner sous une multitude de formes : la traversée de l’Atlantique, d’un désert....
Père et fils ont transformé une épreuve personnelle en un engagement solidaire, guidé par une conviction simple : donner du sens et rappeler que chacun peut, à son échelle, se donner les moyens de vivre à la hauteur de ses rêves.


5 month_ago
127



























.jpg)






French (CA)