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«Un parcours du combattant» : Catherine Ceylac évoque son avortement à seulement 15 ans

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Catherine Ceylac dans «Un dimanche à la campagne» sur France 2.

Catherine Ceylac dans «Un dimanche à la campagne» sur France 2. Catherine Ceylac.

Alors qu’elle était encore lycéenne, la journaliste en devenir est tombée sous le charme d’un homme de 15 ans de plus qu’elle. Une histoire qu’elle a racontée dans «Un dimanche à la campagne».

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Catherine Ceylac  est une figure emblématique de la télévision française. Si des millions de téléspectateurs l’ont regardée notamment dans «Thé ou café» d’abord sur Antenne 2 puis sur France 2, ils sont peu nombreux à connaître sa vie. Ce dimanche, la journaliste et animatrice était l’invitée de Frédéric Lopez dans «Un dimanche à la campagne». L’occasion d’évoquer l’avortement qu’elle a subi alors qu’elle n’avait que 15 ans.

« Je pense tomber amoureuse d’un homme qui a 15 ans de plus que moi. Il était propriétaire d’un restaurant où tous les artistes allaient après le spectacle. Cet homme s’intéresse à moi et je trouvais ça très impressionnant. Il venait me chercher au lycée, donc je frimais un peu auprès de mes copines», a-t-elle raconté. En découvrant qu’elle est enceinte, la jeune fille de l’époque décide de ne pas garder le bébé. Elle se confronte alors à «un parcours du combattant». «Il m’emmène à Paris sans prévenir mes parents, ils n’étaient pas au courant. J’arrive dans un endroit absolument glauque, vers la gare Saint-Lazare, où la personne me dit : “Non, vous êtes trop jeune, vous êtes mineure, c’est prendre trop de risques”», a poursuivi Catherine Ceylac.

À lire aussi « À 50 ans et plus, on n’est pas des femmes invisibles » : Catherine Ceylac, cœur à cœur

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De retour à Rennes, sa mère comprend rapidement la situation dans laquelle se trouve sa fille et choisit de l’aider. «Elle a été quand même formidable puisqu’elle m’a soutenue alors que sa mère était catholique, qu’elle tenait une librairie en plus catholique, qu’elle était pratiquante», a-t-elle souligné. Mise au courant, sa grand-mère est aussi «allée à l’encontre de ses convictions religieuses» pour l’aider. «Elle m’a terriblement surprise. C’est une histoire de femmes aussi. Et j’aime bien la raconter comme ça, parce que la sororité est une chose tellement importante pour moi», a affirmé l’animatrice et journaliste.

L’homme en question fait preuve, lui, de lâcheté. «Quand il a fallu en parler avec mes parents, il est arrivé avec sa femme, puisqu’il était marié», a-t-elle déploré. Pour autant, Catherine Ceylac n’a jamais estimé être une «victime» et a toujours préféré tirer une force de cette expérience qui l’a fait grandir. «Et qui m’a rendue sans doute encore plus combative.» Notamment parce que le jour de l’intervention (illégale au début des années 1970), la femme qui s’est occupée d’elle a déclaré : « Si jeune, elle a gâché sa vie». « Encore aujourd’hui, quand j’en parle, c’est avec un peu d’émotion, parce que je me dis que si elle ne m’avait pas dit ça, peut-être que je ne serais pas aujourd’hui avec vous. Mais ça m’a donné l’envie d’aller plus loin», a-t-elle conclu.

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