NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le garde des Sceaux a annoncé lundi qu’il renonçait à se présenter en 2027 pour soutenir le maire du Havre. Chez Les Républicains, les proches de Bruno Retailleau minimisent la portée du ralliement et renvoient Gérald Darmanin et Édouard Philippe à leur participation aux gouvernements d’Emmanuel Macron.
L’annonce du ralliement de Gérald Darmanin au candidat du parti Horizons, Édouard Philippe, lundi en début de soirée, a aussitôt provoqué une levée de boucliers chez les soutiens de Bruno Retailleau. Dès mardi matin, la vice-présidente des Républicains (LR) Céline Imart balayait la nouvelle sur franceinfo: «C’est un non-événement!» Pour l’eurodéputée, le rapprochement ne fait que réunir deux figures des gouvernements d’Emmanuel Macron: «C’est simplement un macroniste qui rejoint un autre macroniste.»
Le garde des Sceaux a pourtant mis fin à plusieurs mois de spéculations. Dans un entretien à La Voix du Nord, Gérald Darmanin a annoncé qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle et apporte son soutien à Édouard Philippe. «J’ai décidé de ne pas rajouter de la division et donc de ne pas me présenter à l’élection présidentielle et de soutenir [...] Édouard Philippe», explique-t-il, en invoquant un «esprit de loyauté» envers l’ancien premier ministre, qui l’a fait entrer au gouvernement en 2017 et qu’il juge aujourd’hui «le mieux placé».
Interrogée sur la capacité d’Édouard Philippe à faire gagner le centre et la droite, la sénatrice LR des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer, répond sur BFMTV qu’il est en effet le plus à même de «faire gagner les macronistes». Même son de cloche chez Céline Imart, qui rappelle que Gérald Darmanin a occupé plusieurs ministères depuis 2017 et que le maire du Havre a passé trois ans à Matignon. «Je ne vois pas là de révolution particulière dans cette campagne présidentielle», estime-t-elle. «Je crois que la France a envie d’une rupture avec les années Macron et que cette rupture ne peut se faire qu’avec des personnes qui n’ont pas participé en tant que macronistes au gouvernement d’Emmanuel Macron», prolonge Valérie Boyer. Elle présente ainsi Bruno Retailleau comme celui qui peut «rassembler à droite, éventuellement avec des personnes du centre». Julien Aubert, vice-président de LR, voit, lui, dans ce ralliement estival une «vieille astuce d’ancien ministre du Budget» pour faire passer pendant les vacances «les mesures honteuses ou douloureuses».
Si Bruno Retailleau a lui aussi été ministre sous la présidence d’Emmanuel Macron, Valérie Boyer refuse toute comparaison avec Gérald Darmanin ou Édouard Philippe. Elle décrit son passage au ministère de l’Intérieur comme celui d’une «cohabitation» et insiste sur l’opposition des Républicains à Emmanuel Macron depuis 2017. Cette distinction est centrale dans la stratégie des soutiens de Bruno Retailleau, chargés de présenter Édouard Philippe comme le prolongement du macronisme tout en défendant la capacité de leur candidat à incarner l’alternance, après avoir lui-même été ministre sous la présidence d’Emmanuel Macron pendant près d’un an.
«Cher Gérald, merci mais non merci»
À droite, la contestation déborde aussi du cercle des soutiens de Bruno Retailleau. Nicolas Metzdorf, député de la première circonscription de Nouvelle-Calédonie, siège au groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée, mais compte localement parmi les figures du camp loyaliste, opposé à l’indépendance. «Cher Gérald, merci mais non merci», écrit-il sur X (anciennement Twitter). Il reproche à Édouard Philippe son «positionnement historiquement ambigu» sur l’archipel, et le vote, en mai, de dix députés Horizons contre un amendement qui proposait d’ouvrir le corps électoral provincial aux conjoints d’électeurs déjà autorisés à voter. «Ces personnalités politiques qui se revendiquent de droite mais qui ne sont en fait qu’une pâle copie de la gauche ne m’intéressent pas», tranche-t-il.
Gérald Darmanin est aussi visé par les critiques du Rassemblement national. Charles-Henri Gallois, conseiller économique de Jordan Bardella, relaie l’annonce du ralliement en attaquant le bilan de l’ancien ministre de l’Intérieur: «Cela promet en matière d’immigration et de délinquance. Le bilan de Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur est, à tous points de vue, catastrophique!»
Édouard Philippe a déjà obtenu plusieurs soutiens venus du bloc central et de la droite: les ministres Maud Bregeon et Mathieu Lefèvre, le ministre LR Nicolas Forissier, le président de la région Grand Est Franck Leroy ou encore Vincent Chriqui, ancien directeur de campagne de François Fillon. Tous ne l’ont pas fait sans conditions, à l’image de Laurent Wauquiez, qui lui a tendu la main dans Le Figaro, en lui demandant de porter un programme commun de la droite et du centre, avec moins d’immigration et de dépenses publiques, et de s’émanciper de la macronie. Gérald Darmanin ne présente pas non plus son choix comme un ralliement sans conditions. Le ministre de la Justice assume ses désaccords avec Édouard Philippe, en particulier sur le projet de porter l’âge de départ à la retraite à 67 ans, et dit vouloir le convaincre sur ce sujet comme sur le régalien. «Nous ne sommes pas de la même droite», a-t-il déjà expliqué en privé, se revendiquant d’une droite «bonapartiste gaulliste sociale» face à un ancien premier ministre plus libéral.
Les deux hommes se retrouveront le 30 août à Tourcoing pour la quatrième édition de la rentrée politique annuelle de Gérald Darmanin, lancée dans son fief en 2023. Une cinquantaine de parlementaires proches du garde des Sceaux et environ un millier de participants sont attendus. Le ministre a renoncé à concourir contre Édouard Philippe. Il n’a toutefois pas renoncé à peser sur sa campagne.


2 day_ago
91



























.jpg)






French (CA)