Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Un livre retrace la vie hors norme du mystérieux «comte rouge» Harry Kessler, esthète et diplomate allemand

4 hour_ago 51

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Publié le 29 août 2026 à 14:54. 2 min. de lecture

Karl Lagerfeld disait de lui qu’il représentait «l’Allemagne sous son meilleur jour, une Allemagne disparue à jamais». Celle de la culture, du pacifisme, de la courtoisie. Difficile de déchiffrer la vie intime de cet aristocrate, mécène, diplomate, voyageur, bibliophile, écrivain surnommé dédaigneusement le «comte rouge» pour ses soi-disant accointances avec le communisme. Celui que l’on a prétendu fils illégitime de l’empereur Guillaume Ier ne cachait pas sa fibre sociale.

Ses ancêtres paternels étaient originaires de Saint-Gall. Ils descendaient du prédicateur Johannes Kessler, qui fit triompher la Réforme. Du côté maternel, les Lynch, son grand-père avait conquis la Birmanie. Sa mère, Alice, mezzo-soprano, écrivaine, amie de Bismarck, beauté au tempérament shakespearien, lui a transmis le goût des arts et des lettres. Son éducation à la fois allemande, française et anglaise, en fera un Européen convaincu à l’issue de la Première Guerre.

Lire aussi: Jean Pierre Pastori, l’homme qui a vu toutes les éditions du Prix de Lausanne

Européen convaincu

Sensible à la modernité, il collectionne Renoir, Van Gogh, Munch (auquel il commande trois portraits), Maurice Denis. Seurat… Il fait aménager sa maison de Weimar par l’architecte Henry Van de Velde. Il écrit des études sur l’art, rend visite à Rodin, à Monet. Au sommet d’un misérable escalier à l’odeur de chou, il est reçu cinq fois par Verlaine en 1895. Le poète, qui n’a plus que quelques mois à vivre, est perclus de douleurs mais «assez content» de ce qu’il voit depuis sa fenêtre: des platanes, des oiseaux en cage et des pots de fleurs. Le comte ne comprend rien à l’émerveillement de Verlaine. La leçon lui échappe. Comment peut-on se satisfaire du trivial lorsqu’on a connu une passion sublime avec Rimbaud? A défaut, peut-être, de vivre de semblables émotions, l’aristocrate se «saoule» d’art et de peinture. «Je sais par expérience ce que signifie aimer passionnément et sans espoir», avait-il écrit dans son journal, le 13 septembre 1888.

Lire aussi: Guy Goffette, qui écrit sur Verlaine: «Nous devons toujours être en partance»

Amitié particulière avec un cycliste

Il acquiert Le Cycliste de son ami Maillol, l’un des rares nus masculins du sculpteur. Son modèle est un jeune homme de 17 ans, jockey et cycliste, Gaston Colin. Le comte allemand de 40 ans, que l’on prétend fils d’empereur, et l’adolescent fils de forain font des excursions, du vélo, jouent au billard. Lorsqu’ils sont séparés, le second écrit au premier «Je m’embête à mourir, je pense à vous nuit et jour.» A cette époque, le Code pénal allemand interdit les relations homosexuelles et les sanctionne par des peines de prison. Il ne sera révisé qu’en 1994, rappelle Jean-Pierre Pastori.

Lire aussi: Jean Pierre Pastori: «L’école de Maurice Béjart tournait dans un vase clos dramatique»

Dénoncer le nazisme

Dans les années 1920, Kessler dénonce la pauvreté des enfants berlinois. Sa lutte contre la misère le fait suspecter de sympathies communistes. Il devient un fervent pacifiste, œuvre à la réconciliation des peuples dans la diplomatie parallèle. Il prend conscience de «toute la folie et l’infamie de l’idéologie nazie». Dans les rues de Berlin, en 1932, il finance l’affichage d’un photomontage de John Heartfield, fustigeant Hitler: «Adolf, le surhomme qui avale l’or et dit des bêtises.» Ses livres seront bientôt interdits en Allemagne et ses biens saisis. En exil, Kessler écrira ses souvenirs, assistant à la fin d’une époque et au naufrage de l’Europe pacifiste dont il rêvait…

Lire pour poursuivre: Nelio Biedermann, sensation zurichoise de la rentrée littéraire: «J’essaie de faire revenir à la vie les générations qui m’ont précédé»

Harry Kessler. Le comte rouge. Une biographie de Jean Pierre Pastori. Ed. In Fine, 143 p.

L’auteur sera présent au Livre sur les quais, à Morges, du 4 au 6 septembre.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway